"𝐋'𝐈𝐀 𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. 𝐃𝐨𝐧𝐜 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐫𝐞𝐦𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐣𝐮𝐧𝐢𝐨𝐫𝐬."
Ce raisonnement paraît logique. Il est faux.
Oui, l'IA fait s'effondrer un côté du triangle de l'efficacité : la capacité technique. Générer du code, analyser des données, rédiger un doc, tout ça devient accessible à tous.
Mais il reste deux piliers que l'IA ne remplace pas :
→ L'agentivité (le courage d'expérimenter, d'échouer, d'itérer)
→ Le discernement (savoir reconnaître l'excellent du médiocre)
Et voici ce que j'observe chez Alan : les juniors qui maîtrisent l'IA développent ces deux qualités plus vite que jamais.
Ils prototypent en heures plutôt qu'en semaines. Ils testent 10 approches pendant qu'on en débat une. Ils échouent sans coût émotionnel.
Mais attention au piège : l'agentivité sans discernement produit du volume, pas de la valeur.
Un junior qui n'a jamais vu de code propre ne saura pas reconnaître quand l'IA produit du code médiocre. C'est le paradoxe cruel : pour juger l'IA, il faut avoir fait soi-même.
Dans le dernier épisode d'Intelligence Humaine - newsletter RH et IA, Maxime Le Bras creuse cette question :
→ Pourquoi le paradoxe de Jevons prédit plus de jobs, pas moins
→ Les 3 conditions pour former des juniors qui développent leur discernement
→ Ce que notre programme "Everyone Can Build!" nous apprend
Ma conviction : les juniors d'aujourd'hui sont les gardiens du discernement de demain.
Mais seulement si on leur donne les conditions pour le développer.