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Working on something new: Neural entrainment for overthinking brains

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Kevin Duchier

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Ce soir, à 17h, tu vas peut être te surprendre à rester bloqué 10 min sur un mail facile à envoyer. Ce n'est pas un problème de motivation. C'est ton cortex préfrontale qui est encombré de glutamate. Concrètement, ça veut dire : 👉 Tes décisions deviennent plus impulsives 👉 Tu préfères les options faciles aux options optimales mais qui demandent plus d'effort. 👉 Et le pire c'est que tu ne le sens même pas. Donc tu penses que tu as pris la meilleure décision. #QVT #stress #Neurosciences #Productivité
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En tant qu’anxieux on passe son temps à prédire l’avenir. On prévoit dooms day pour être certain qu’on sera prêt. Au boulot ça nous pousse à vouloir être parfait, car avoir un défaut c’est une petite mort. Faire une erreur c’est être vulnérable et ça, le système nerveux des anxieux ne peut pas le tolérer. La solution que j’ai trouvé ? Expérimenter un endroit où c’est ok d’être nul. J’ai commencé la boxe thaïlandaise à 36 ans. Je suis le plus nul de la salle. Je me fais battre par tous les gens de la salle sans exception. Et ça va durer longtemps. 🤣 Je suis tellement pas coordonné qu’un jour je me suis même mis un coup de poing à moi même. 😅 🤦‍♂️ Mais !!! C’est libérateur. Car je ne me concentre plus sur le résultat, sur la validation externe. En m’entrainant à la boxe, je m’entraine à apprécier le chemin, et surtout même quand je ne progresse pas, que je stagne ou que je régresse. La boxe, ça ne va pas être une success story. Je vais pas être top tier de mon club, la compétition sera inaccessible et je me ferai battre dans 5 ans par un gamin de 16 ans qui a commencé y’a 4 mois. Mais justement ça m’inspire dans mes autres domaines de la vie à avoir ce même état d’esprit, faire mon truc et rien espérer derrière. Apprécier être nul finalement, c'est être ancré dans le présent.
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36 études. 2086 patients. Un résultat clair : les personnes anxieuses ont un cœur qui bat comme un métronome. Contre-intuitif ? Un cœur sain est irrégulier. Chaque battement est différent — le cœur s'adapte en permanence. Chez les personnes anxieuses, cette souplesse disparaît. Le cœur se fige. C'est l'un des 3 mécanismes que la science a documentés pour expliquer pourquoi l'anxiété fait aussi mal au corps. Les deux autres : une alarme cérébrale qui se déclenche en 12 millisecondes (avant toute réflexion), et un intestin de 500 millions de neurones qui panique en même temps que toi. Le résultat concret : tu es à la plage, tout va bien, et pourtant ton cœur s'emballe, ton estomac se noue, ta gorge se serre. Les examens médicaux disent "tout est normal" — parce qu'ils cherchent des problèmes structurels. L'anxiété produit des symptômes fonctionnels : réels, mesurables, mais transitoires. J'ai résumé les 3 mécanismes dans le carousel. Tu n'es pas cassé. Ton alarme est juste trop sensible. #Anxiété #VFC #HRV #Neurosciences #SantéMentale
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La trend du 996 à San Francisco fait peur mais pas pour les raisons que l'on croit. Le 996 c'est le travail de 9h à 21h, 6 jours par semaine. Originellement cette tendance a émergé en Chine dans la tech et après quelques années a été... interdite par le gouvernement chinois suite à la mort de fatigue d'employés. Qu'elle ressurgisse dans la tech à SF en dit long sur le mindset là-bas. J'ai longtemps cru que c'était une volonté d'acquérir du statut et que l'IA avait tellement accéléré la capacité de croissance que le facteur temps était plus important que jamais pour rester concurrentiel. Mais je pense que c'est surtout une réponse à la peur. Ce qu'il se passe en ce moment c'est fou : l'IA code désormais mieux que les devs. C'était le premier maillon pour qu'elle puisse se construire elle-même, maintenant elle va remplacer tous les métiers. Et les startups de la Silicon Valley voient ce phénomène au plus près depuis des mois, les gens savent à quel point leur emploi est à risque et chacun sait qu'ils n'ont plus que quelques années pour se mettre à l'abri financièrement. Les gens sont effrayés et travaillent comme s'il n'y avait pas de lendemain, car ils croient dur comme fer qu'il n'y aura pas de travail demain. C'est très difficile d'imaginer notre futur mais ce que l'on voit aujourd'hui ce n'est pas une nouvelle pratique malsaine de la Silicon Valley, c'est un dernier sprint avant la ligne d'arrivée. Mais ce qu'ils ne voient pas c'est que désormais nous arrivons dans un monde de création. Chaque spécialiste, chaque militant, chaque créateur va pouvoir aboutir ses idées. J'ai créé une app complexe en un mois, des docteurs créent des plateformes d'accompagnement des patients, des militants pourraient créer des logiciels de monitoring des conflits d'intérêts des politiques. On arrive dans une aire d'énormes bouleversements : autant destructeurs que créateurs. À nous de nous responsabiliser pour servir l'humanité et pas simplement nos intérêts.
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Ces 10 prochaines années sont peut-être les plus importantes de l'histoire de la santé mentale. Et je dis ça sans hype. Parce que là, pour la première fois, plusieurs fronts avancent vraiment en même temps. Les médicaments — on sort enfin des années 80. Pendant 40 ans, tous les antidépresseurs ont tourné autour du même mécanisme. La sérotonine, encore et encore. Et là, ça bouge enfin : * COMPASS Pathways est en phase 3 avec la psilocybine pour les dépressions résistantes. Des rémissions durables après une seule session, là où des années de SSRIs n'ont rien produit. * La kétamine (Spravato, approuvée FDA) agit en quelques heures. Pas en semaines * Les GLP-1 — oui, ozempic à la base pour le diabète — montrent des effets psychiatriques que personne n'avait anticipés : réduction des comportements addictifs, potentiellement de la dépression. On ne comprend pas encore pourquoi. C'est fascinant. * La MDMA-assisted therapy pour le PTSD reste bloquée côté réglementaire, mais les données d'efficacité sont parmi les plus solides jamais produites en psychiatrie Les protocoles thérapeutiques — du concret * La thérapie par exposition en VR a maintenant des méta-analyses sérieuses : 68% de succès sur les phobies spécifiques vs 42% pour l'exposition classique. * Des boites comme Oxford VR ou AppliedVR ont déjà des codes de remboursement aux US * L'EMDR se digitalise et commence à scaler sans thérapeute en chambre (ça pour le coup ça me fait peur car trop puissant pour ne pas être encadré par un pro). * L'Oregon a ouvert les premières retraites légales à la psilocybine en 2023. Des facilitateurs formés, un cadre réglementé. L'Europe regarde Les outils digitaux — là où ça m'intéresse vraiment. C'est le front le moins mature, mais celui avec le plus de potentiel : * Lief Therapeutics a obtenu l'approbation FDA Class II pour son patch de biofeedback HRV contre l'anxiété — premier wearable psychiatrique prescriptible aux US * Les wearables cliniques (Empatica, Apple Watch en mode médical) détectent des épisodes maniaques ou dépressifs avant que le patient s'en rende compte — via HRV, sommeil, patterns de mouvement * Les protocoles de TCC guidés par IA (Big Health, Woebot) montrent des effets réels chez des populations qui n'iront jamais voir un psy. Pas parfait. Mais réel * Sloow qui va transformer la relation au stress ^^ hihi Le secteur a attiré plus de 2,4 milliards de dollars d'investissement sur le seul premier semestre 2025 selon Quick Market Pitch — signe que ce n'est plus un marché de niche. Ce qui change vraiment au fond, c'est la philosophie. On arrête de juste supprimer les symptômes. On commence à comprendre le système nerveux, à le réentraîner, à travailler avec lui plutôt que contre lui. Gardons quand même en tête que 90% des applis de santé mentale sont du vent. Les biais de publication sont réels. Et la recherche reste fragmentée. Mais les 10% restants — c'est maintenant que ça se construit et qu'on peut servir nos concitoyens.
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Qu'est-ce qui arrête vraiment une crise de panique au bureau ? 👇 Pas en 6 semaines de thérapie. Là, maintenant, dans les 5 prochaines minutes. J'ai cherché la réponse dans les données. Voilà ce que j'ai trouvé. Ton corps a deux modes. L'accélérateur (système nerveux sympathique) et le frein (parasympathique). En crise, l'accélérateur est à fond. Le cœur s'emballe. La respiration se bloque. Ton cerveau interprète ça comme du danger — et amplifie. Le seul levier accessible en quelques secondes : le frein. Trois façons de l'activer, classées par preuves : * Respiration rythmée lente — 40 essais contrôlés. 5 secondes d'inspiration, 5 secondes d'expiration. Le rythme compte plus que la technique. * Double inspiration (cyclic sighing) — 1 RCT Stanford 2023. Inspire par le nez, ajoute une petite inspiration, expire long. 2-3 fois. 30 secondes. Personne ne voit rien. * Eau froide sur le visage — 1 essai clinique. Réflexe de plongée des mammifères. 30 secondes. Automatique. Sans effort cognitif. #santémentale #science #anxiété
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Le conseil qu'on te donne pour arrêter une crise d'anxiété ne marche probablement pas. On te dit : respire. Fais le 5-4-3-2-1. Pense à autre chose. J'ai passé du temps à croiser les méta-analyses sur les techniques d'intervention en crise de panique. Le classement va te surprendre. Le 5-4-3-2-1 — recommandé partout, enseigné dans toutes les formations de gestion du stress — n'a jamais été testé rigoureusement dans un essai contrôlé autonome. Zéro RCT. On ne sait pas pourquoi ça aide certaines personnes. On ne sait même pas si ça aide vraiment. La technique avec le plus de preuves ? La cohérence cardiaque. 24 études, effet large (g = 0,83). 6 cycles de respiration par minute, idéalement en observant sa fréquence cardiaque en temps réel. La boucle de feedback fait une différence mesurable. Deuxième ? N'importe quelle respiration lente et rythmée — 40 essais contrôlés. Pas besoin d'une technique nommée. Juste un rythme précis. Troisième, et c'est là que ça devient intéressant : l'eau froide sur le visage. 30 secondes. Réflexe de plongée des mammifères. Le corps ralentit automatiquement, sans que tu aies à "te concentrer sur quoi que ce soit". La technique la plus populaire n'est presque jamais la mieux prouvée. Et inversement. Est-ce que vous avez déjà remplacé un conseil "classique" par quelque chose de moins connu qui a mieux fonctionné — pour vous ou pour quelqu'un que vous accompagnez ? #Anxiété #SantéMentale #coherencecardiaque
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J'ai demandé à Claude de me faire un schéma des meilleurs traitements face à l'anxiété. CHOKANT. Les résultats étaient d'ailleurs tellement choquants que j'ai compris qu'il y'avait un problème. C'est un bon reminder pour moi même, que l'IA a bcp de défauts et que les humains aussi. 1. Biais de confirmation, l'IA sait que je monte un outil de wellness qui n'est donc pas un médicament, donc elle twiste ma réalité pour me faire plaisir. J'aime avoir raison et l'IA le sait. 2. Je ne suis pas un expert donc je délègue mon savoir à l'IA mais souvent aussi mon esprit critique. Ce qui n'est pas bon. Si les chiffres n'avaient pas été si polarisés je n'aurais pas fait une recherche approfondie. Que faire alors ? Je vais désormais créer un agent de fact checking pour être certain de contre carrer ma recherche initiale et me rappeler qu'on est dans un monde de nuance et qu'il n'y a jamais une vérité immuable. Donc présenter les choses avec nuances c'est pas mal aussi ^^. Stay safe and anxiety free :)
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MDMA > Thérapie > Antidépresseur ? La réponse ici !
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En 1966, les Rolling Stones sortent "Mother's Little Helper". La chanson parle d'une mère de famille qui tient grâce à une petite pilule jaune. "Doctor please, some more of these. Outside the door, she took four more." Ce n'est pas une métaphore. À cette époque, un tiers des ordonnances aux États-Unis contiennent un tranquillisant. Le Valium devient le médicament le plus vendu du pays — pendant 13 ans, de 1969 à 1982. L'histoire de ce médicament est dingue. En 1956, Leo Sternbach, chimiste chez Hoffmann-La Roche, synthétise une molécule. Il la teste. Rien d'intéressant. Il la range dans un tiroir. Deux ans plus tard, un collègue fait le ménage du labo et la retrouve. On la teste à nouveau. Effet anxiolytique massif. Le Valium est né d'un tiroir qu'on a failli ne jamais rouvrir. On connaît la suite : des millions de prescriptions. Ce qu'on raconte moins, c'est le crash. Le Valium crée une dépendance physique brutale. Le sevrage peut provoquer des convulsions, des crises de panique pires qu'avant le traitement, des symptômes qui durent des mois. Dans les années 80, les cabinets de médecins se retrouvent à gérer une génération de patients accros à un médicament qu'on leur avait prescrit pour "se détendre". La molécule marchait. Le cadre de prescription, lui, était une catastrophe. Et c'est là que ça devient intéressant. La plus grande méta-analyse sur les traitements de l'anxiété (234 essais, 37 333 patients) montre que 62% de l'amélioration sous antidépresseur vient du placebo. Le médicament ajoute 38%. Ça ne veut pas dire que les médicaments sont inutiles. Mais ça veut dire qu'une molécule sans cadre, c'est au mieux un demi-traitement. Au pire, du Valium en 1970 : un outil puissant donné sans suivi, sans limite, sans accompagnement. Et tu crées une épidémie d'addiction. On est en train de réapprendre cette leçon en temps réel avec les psychédéliques. La MDMA en thérapie assistée, c'est un protocole : des séances de préparation, un thérapeute présent pendant l'expérience, un travail d'intégration après. Les essais cliniques montrent des résultats spectaculaires sur le PTSD. La MDMA prise seule chez soi un samedi soir, c'est une autre histoire. Même molécule. Zéro cadre. Résultats incomparables. La substance ne fait pas le soin. C'est le cadre qui fait le soin. L'attention du thérapeute. Le rituel de la séance. La préparation. Le suivi. L'intention. Les Grecs le savaient déjà en 400 avant J.-C. Ils t'allongeaient dans un temple, dans le noir, avec des serpents sacrés. Et les gens guérissaient. On a passé 70 ans à chercher la molécule parfaite. On ferait peut-être mieux de soigner le cadre dans lequel on la donne. J'ai creusé le sujet — des temples grecs aux psychédéliques, en passant par les médecins perses du IXe siècle et le biofeedback cardiaque. J'en ai fait un article.
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