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Mathilde Cossé

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Newsletter : Le Carnet | Mentore Personal Branding | Conférencière

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Sales & Marketing

8mo

J'ai 25 ans et selon certains, ma vie est ennuyante. Je ne bois presque pas. Je ne sors pas en boîte. J'aime me coucher à 22h. Pourtant, on me répète souvent qu'il faut que je profite de ma jeunesse. Pendant longtemps, j’ai eu honte, je me forçais à sortir pour ne pas être différente, pour ne pas avoir à expliquer pourquoi je voulais rentrer plus tôt. Ça a un côté rassurant d'être dans la norme. Puis, j'ai compris que je passais de meilleures soirées à refaire le monde autour d'un bon dîner avec mes amis. Alors, j'ai arrêté d'attendre. J'ai arrêté d'attendre ma trentaine pour construire une vie qui me correspond. J'ai arrêté de repousser ma vie idéale à plus tard. Parce que plus tard, le café refroidit. Plus tard, les occasions s'envolent. Plus tard, les gens vieillissent. Plus tard, la vie passe. La vie est longue. Alors pourquoi la passer à se contraindre à être quelqu’un d’autre ? Peut-être qu'à 40 ans, j'aurais de nouveau envie de faire ces choses-là. Je crois qu'il n'y a pas de règles. Chacun a sa manière de profiter. Le “nouveau cool”, ce n’est pas de suivre la norme. C’est d’avoir le courage de vivre une vie qui nous ressemble.
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8mo

Toutes les semaines, j’ai la même routine. Je prends une matinée off. Je m’installe dans un café, je commande un chai, j’éteins mon téléphone, et j’écris. C’est devenu mon rendez-vous avec moi-même. Un moment pour ralentir, observer, remettre un peu de clarté dans ce qui s’accumule. Je procède toujours de la même manière : 1. Je commence par relire mes pages de la semaine. Puis j’écris ce qu’il s’est passé, simplement et factuellement : les projets avancés, les moments clés, les petites victoires, les erreurs, les prises de conscience. 2. Puis ce que j’ai ressenti. Ce qui m’a épuisée, ce qui m’a nourrie, ce que j’aimerais retrouver plus souvent. 3. Et enfin, ce que j’ai envie d’ajuster. Dans mon rythme, mes priorités, ma façon de faire. Et chaque année, je fais la même chose à plus grande échelle : je pars seule un mois dans un autre pays pour faire le bilan. C’est souvent après ces moments-là que je prends mes plus grandes décisions. Je crois qu’on surestime les déclics et qu’on sous-estime la constance. La clarté ne vient pas d’un grand bouleversement, mais de ces rendez-vous réguliers qu’on prend avec soi-même.
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12mo

À 22 ans, j’ai fait un choix étrange : commencer à publier sur LinkedIn. Je revenais de 6 mois de voyage seule, je commençais un stage en banque à Paris et j’avais qu'une envie : écrire. Alors, j’ai commencé par un post par jour en partant de 0. Après 4 mois, j’atteignais les 10 000 abonnés et je quittais mon stage pour me lancer à mon compte. Trois ans plus tard, ça m’a permis de : – être sponsorisée pour voyager – monter sur scène, faire des conférences – accompagner des entrepreneurs brillants – créer des amitiés, recevoir du soutien, des opportunités – et rêver bien plus grand que ce que j’imaginais possible Aujourd’hui encore, je suis convaincue d’une chose : construire une audience, c’est se créer un levier immense. C’est la décision qui a eu le plus d’impact dans ma vie. Je n’ai jamais eu à travailler avec des gens qui ne partagent pas mes valeurs, et je sais que c'est un luxe. Je suis reconnaissante de pouvoir dire oui uniquement à ce qui me ressemble, d'avoir construit sans tricher et d’aider d’autres à le faire à leur tour. Merci à ceux qui me lisent, que ce soit depuis trois ans ou depuis trois jours. PS : Ma hotline ouvre à nouveau cet été. Une heure ensemble pour auditer ton profil, clarifier ta stratégie et te remettre en mouvement. Le lien est en commentaire.
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10mo

En ce moment, je m'ennuie. On parle beaucoup de discipline, de constance, de visibilité. Mais très peu de vide, très peu d’absence. Comme si ralentir, c’était renoncer. Et pourtant, c’est souvent là que ça bouge, dans ces moments où l’on croit qu’il ne se passe rien. Les artistes l’ont compris depuis longtemps : ils partent s’isoler en résidence, en montagne, en forêt, dans un monastère parfois. Ils s’extraient du monde pour mieux le réinventer. Moi, chaque été, je prends un mois pour moi. J’ai 25 ans et si tout va bien, il me reste environ 65 étés. Alors je veux en vivre certains hors du bruit, sans performance et sans obligation de répondre. Je sais que ce n’est pas donné à tout le monde, que ça peut être plus compliqué avec des enfants et des obligations familiales. Mais il faut le dire clairement : Non, tout ne s’écroule pas quand on disparaît quelques jours. Non, votre valeur ne dépend pas de votre disponibilité immédiate. Et oui, couper son téléphone est un acte de présence à soi. Je ne suis pas irréprochable, je reste souvent accrochée à mon écran. Mais ce mois-ci, le soir, après avoir terminé le même puzzle pour la troisième fois, je ressens l’ennui. J’apprends à ne plus le fuir, à le laisser me traverser et à m’ennuyer pour de bon. Parce que ce qu’on appelle “perdre son temps” est parfois la seule manière de le retrouver. "Il faut avoir du temps à perdre pour en trouver qui ait un sens."
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3mo

Voici mes notes du mois de février : 1. J’ai lu 6 livres depuis le début de l’année. Habituellement, c’est ce que je lis en un an. J’ai repris goût à la lecture en lisant plus de romans, moins de livres “utiles”. Ça fait du bien de ne pas toujours tout ramener à soi, et de simplement entrer dans l’histoire de quelqu’un d’autre. 2. Les plus grandes récompenses viennent des plus grands paris sur soi. Hier, en regardant Beast Games, j’ai vu deux stratégies : certains misaient tout pour tenter les 5 millions, d’autres sécurisaient ce qu’ils avaient déjà gagné. Une évidence : celui qui gagne le plus est souvent celui qui a pris le plus de risques. Mais il y a une autre vérité : beaucoup prennent de grands risques sans jamais toucher la récompense. Parier sur soi, ce n’est pas une garantie de succès mais c’est la seule manière d’ouvrir les plus grandes portes. 3. Je ne crois plus au “I don’t chase, I attract”. La plupart des gens attendent d’être choisis, alors que le vrai cheat code, c’est de devenir celle qui choisit. Les meilleures relations, amicales, amoureuses ou professionnelles demandent toutes des efforts, des messages envoyés en premier, des invitations et de l’intention. 4. La réussite des gens ne m’intéresse pas si je ne vois pas ce que ça leur a coûté. C'est pour ça que le contenu que je préfère, ce sont les newsletters d’entrepreneurs où ils parlent de leurs doutes, de leurs émotions, de ce qu’ils traversent vraiment. Pareil pour les vlogs où quelqu’un réfléchit à voix haute. C’est aussi pour ça que j’aime tant les livres d’Annie Ernaux ou d’Édouard Louis : ils mettent des mots précis sur des émotions universelles. Un 5e point à ajouter ? PS : mon format "notes du mois" a maintenant 3 ans, et j'aime toujours autant l'écrire ! 🤍
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3mo

J’ai des amis qui cumulent plusieurs millions d’abonnés. Pourtant, quand on discute, personne ne parle d’algorithme ou de hacks pour percer. Les conversations tournent autour de créativité, de relations, d’échecs, d’argent. J'ai observé que ceux qui réussissent en ligne ne vivent pas en ligne, et passent beaucoup plus de temps à créer qu’à consommer. On se trompe souvent d’ordre : on veut créer du contenu pour avoir une vie intéressante. Alors que c'est l'inverse. Quand ta vie est remplie, ton contenu devient intéressant. Sinon, tu commentes le vide. En février, j’ai partagé seulement 7 posts. J'ai toujours préféré attendre d’avoir quelque chose à dire plutôt que publier pour remplir un calendrier. C’est aussi pour ça que j’aime utiliser MagicPost. Il part de mes idées et de ma manière de penser pour m’aider à les structurer plus vite. Je l’utilise surtout pour transformer une idée brute en post clair, reformuler certains passages pour gagner en fluidité, tester plusieurs angles avant de publier et surtout garder une cohérence avec mon style d’écriture. Un bon outil comme MagicPost ne remplace pas le fond, mais il enlève la friction entre une idée et sa publication. Ma règle sur internet a toujours été simple : vivre en premier, puis raconter. PS : Ce post est en collaboration commerciale avec MagicPost. Tu peux tester gratuitement ici : get.magicpost.in/mathilde PS2 : J’ai côtoyé beaucoup de créateurs avec des audiences très différentes, et ceux qui ont la grosse tête ne sont pas forcément ceux qui ont le plus d’abonnés. Curieusement, c’est souvent quand la visibilité commence à arriver que certains se perdent un peu. Puis, à des niveaux encore plus élevés, beaucoup retrouvent de la distance avec tout ça.
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13mo

Voici mes notes du mois d’avril : 1. On surestime l’intelligence et on sous-estime la capacité à rester optimiste quand tout va mal, à être un vrai ami sans condition, et à garder sa parole quand personne ne regarde. 2. Il n’a jamais été aussi facile de réussir. Mais il n’a jamais été aussi facile d’être distrait. Tu peux créer une entreprise en une journée, parler à 1 000 personnes en 1 clic. Mais tu peux aussi perdre 3 heures par jour sur TikTok sans t’en rendre compte. Le problème, ce n’est pas les outils, c’est ce qu’on en fait. 3. L'estime de soi, c’est la réputation que tu as avec toi-même. Si tu veux améliorer ton estime de toi, commence par mériter ton propre respect. 4. La différence entre un rêve et la réalité, c'est une deadline. Je connais des gens qui disent "un jour, j'écrirai un livre" depuis dix ans. Rien ne bouge sans date, sans engagement réel. 5. Avoir trop de choix ne rend pas plus libre. Trop de choix tue le choix. C’est une idée qu’on retrouve aussi chez Sartre : ce n’est pas l’impossibilité qui nous angoisse, c’est la liberté. Ce n’est pas “je ne peux pas” qui effraie, c’est “je peux trop”. Ce qui nous fait peur face au vide, ce n’est pas le vide. C’est la liberté de sauter. Un 6e à ajouter ? PS : je partage mes notes depuis 2 ans à chaque fin de mois. Si tu aimes ce format, tu peux t’abonner 💌
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13mo

Depuis une semaine, je vis en communauté au Maroc. Le but : ralentir, créer du lien et expérimenter une autre manière de vivre. Depuis mon arrivée, j’ai troqué mon quotidien parisien pour : – les repas partagés, – les discussions qui durent des heures, – les silences à plusieurs, – les imprévus à gérer ensemble, – et parfois, le besoin d’être seule au milieu des autres. Aujourd'hui, nous vivons dans une société qui valorise l’hyper-indépendance. Alors j’ai cru, moi aussi, que je devais tout porter : créer mon équilibre, me suffire à moi-même, ne compter que sur moi. Mais cette semaine, j’ai redécouvert la force du collectif. Celle qui soutient sans envahir. Qui réchauffe, même sans mots. Qui nous fait sentir à notre place, même loin de chez soi. Je ne pensais pas aimer autant vivre à plusieurs. Et pourtant, je me surprends à y trouver une forme de paix. Parfois, ce sont les autres qui nous ramènent à nous.
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6mo

Voici mes notes du mois de novembre : 1. Être en capacité d'avoir des discussions difficiles est une compétence rare. Beaucoup de gens te font perdre du temps parce qu’ils n’ont pas le courage de dire ce qu’ils pensent. La clarté fait gagner des années. 2. Plus je vieillis, plus j'ai peur de mourir. Simple constat. J’ai davantage peur en voiture, j’ai même peur en surf. J’aime de moins en moins me mettre en danger physiquement. 3. L'environnement fait 70% du travail. En ce moment, je me lève à 6h sans réveil, je vais à la salle, je fais du deep work. Et pourtant, je n’ai pas plus de volonté ou de motivation que lorsque j'étias à Paris. On perd beaucoup d'énergie à essayer de compenser un environnement qui ne nous soutient pas. 4. "Il y a infiniment plus de rêves qui sont brisés par les limites de la pensée que par la réalité du monde". Combien de fois j’ai cru que “c’était comme ça”, qu’il n’y avait pas d’alternative, que je devais juste accepter ? Parfois, le problème n’est pas la situation, mais la perception qu’on en a. 5. Le plus dur, ce n'est pas de commencer. Le plus dur, c'est de continuer. Tout le monde peut faire un post un jour, lancer sa boîte. Peu peuvent en faire 300 ou faire vraiment du chiffre. Un 6. à ajouter ? PS : J'ai écrit une newsletter complète sur mon mois de novembre : le fait que je ne sois plus en France, mon anniversaire qui arrive, les projets en cours. Le lien est dans le premier commentaire. <3
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4mo

J’ai 26 ans, voici 4 choses que j’aurais aimé comprendre plus tôt : 1. Arrête de perdre ton temps à te justifier. Arrête de te justifier de ne pas aimer les soirées, de ne pas avoir envie, de préférer être seule par moments. Explique à tes proches, s’ils cherchent à comprendre, mais aux autres tu ne dois rien. Ce qui te distingue n’est pas un défaut à corriger, c’est souvent ton plus gros levier, à condition d’arrêter de lutter contre. 2. Si tu procrastines une tâche deux semaines d’affilée, enlève-la de ta to-do. Soit tu ne la feras pas, soit il y aura un moment où tu seras obligée de t’y confronter un jour mais dans les deux cas, tu ne perdras pas ton énergie à te reprocher en permanence de ne pas être en train de la faire. 3. Parler de soi n’est pas égocentrique. Je lisais récemment Henry David Thoreau, et il commence un de ses écrits par : "Je ne m’étendrais pas tant sur moi-même s’il était quelqu’un d’autres que je connusse aussi bien. Malheureusement, je me vois réduit à ce thème par la pauvreté de mon savoir. Qui plus est, pour ma part, je revendique de tout écrivain, tôt ou tard, le récit simple et sincère de sa propre vie, et non pas simplement ce qu’il a entendu raconter de la vie des autres hommes”. Parler de soi est souvent plus humble que parler de l’universel. 4. La vérité, c’est qu’à un moment il faut accepter de se faire un peu mal. Même, et surtout, pour avoir la vie que tu rêves. Certaines portes ne s’ouvrent que lorsque tu acceptes de trembler en tournant la poignée. Le confort ne mène presque jamais là où tu dis vouloir aller. Un 5e à ajouter ?
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13mo

J'ai passé 2 semaines dans un village au Maroc. Voici ce que je retiens : 1. Le vrai luxe, c’est de pouvoir ralentir. À Tamraght, personne ne te presse pour un truc inutile. À Paris, j’entends souvent “je n’ai pas le temps” comme si c’était une preuve de valeur. Pour moi, c’est tout l’inverse. La vraie réussite, c’est d’avoir le temps de vivre, pas de courir après sa to-do. 2. L’entourage est essentiel, même quand on est introvertie. Être entourée des bonnes personnes m’a donné de l’énergie, m’a aidée à garder un rythme et à ne pas trop m’enfermer dans ma tête. Je suis d'ailleurs en train de repenser mon mode de vie pour vivre davantage en communauté. 3. L’environnement > la volonté. À Paris, j’essaie de tout optimiser : luminothérapie, balade, limite de temps d’écran mais c’est difficile de tenir le cap quand tout autour va à contresens. Là-bas, j’ai réduit mon temps d’écran par trois, sans effort. Je prenais mes petits-déjeuners au soleil, je respirais mieux. Tout simplement parce que l’environnement le permettait. 4. Le surf m’a appris à écouter les conditions. J'organisais ma journée selon les vagues et je me dis qu’on devrait faire pareil avec les saisons, notre énergie ou nos cycles. On ne vit pas dans un monde linéaire mais on ne nous a jamais appris à nous adapter. On nous a appris à forcer. Bref, j'ai passé 2 semaines incroyables, je repars le coeur rempli et la tête pleine de souvenirs. Merci à Flow Travels Agency pour toute l’organisation et l’accueil. Et un immense coup de cœur pour Tamraght. 🌊 PS : J’ai écrit une newsletter où je raconte tout mon itinéraire de Paris au Maroc sans prendre l’avion. Les liens sont en commentaire.
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13mo

Je fais Paris - Maroc en train, seule. Objectif : se rendre à Taghazout en 3 jours. Pour le moment, je n'ai rien planifié : pas d'itinéraire précis, une valise remplie de carnets et l'envie de me laisser porter. Depuis 3 ans, j'ai à coeur de redonner du sens au voyage en prenant le temps du déplacement. J'ai déjà voyagé seule dans +10 pays en Europe uniquement par le train. Alors aujourd'hui, on pousse les frontières un peu plus loin. Première étape : Paris – Barcelone (6h50), puis Barcelone – Madrid (3h). Autant vous dire que j’aurai le temps de contempler, d’écrire et de rêver. Je publie ce post depuis mon premier train. Pour suivre mes aventures, abonne-toi ! 🤍 PS : Si vous avez des questions ou des recommandations, je les prends avec plaisir !
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5mo

Je n'ai jamais été salariée. Pourtant, je ne pense pas que l'entrepreneuriat soit la meilleure voie. J’ai 26 ans, 6 ans d’études, 3 masters, un parcours tout tracé sur le papier. Mon plan initial était simple : grand cabinet de conseil → quelques années d’expérience → entreprendre plus tard. Sauf que j’ai vite compris que mon fonctionnement ne correspondait pas à la vie en entreprise : je suis incapable d'exécuter sans comprendre à 100% l’objectif, j'aime passer des heures sur un sujet qui m'obsède et le jeu des statuts m’ennuie. Alors, je me suis lancée à mon compte lorsque j'étais encore étudiante. Être à son compte, c’est souvent présenté comme la liberté absolue. Mais la réalité est plus nuancée : les to-do lists le week-end, porter seule les décisions, penser optimisation du temps en permanence, une famille qui ne comprend pas ce que je fais. Je n’échangerais ma vie pour rien au monde parce que j’ai choisi ces contraintes, mais je suis convaincue que beaucoup ne seraient pas épanouis dans cette vie. Avec le temps, j’ai réussi à trouver quelques leviers pour réduire la charge mentale : → m'entourer de personnes qui font la même chose que moi, faire des appels réguliers de suivi d'objectifs → ne plus définir ma valeur uniquement par la réussite de mon business → investir dans les meilleurs outils pour me simplifier la vie C’est d'ailleurs pour ça que je suis passée par Indy pour créer et gérer ma société. Tout est centralisé dans un seul outil et un seul abonnement : création, compte pro, comptabilité, facturation, déclarations (d'ailleurs une grande partie de l'outil est gratuit). Dans le lien en premier commentaire, Indy qui sponsorise ce post, offre 2 mois d’Indy Premium en plus de la création d’entreprise qui est tout le temps gratuite. Ils m'ont accompagnée sur le choix de la structure jusqu'à la gestion de ma société, et clairement, pouvoir tout gérer au même endroit, ça m’enlève une sacrée charge mentale. Bref, l’entrepreneuriat n’est pas fait pour tout le monde. C'est un choix avec ses libertés et ses contraintes. PS : Bon QVEMA à ceux qui regardent ce soir 😉
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7mo

Il y a 3 ans, j'ai pris la décision d'écrire tous les jours. Depuis, je n'ai jamais arrêté. Je crois que ça a commencé à New York. J'étais à l'aéroport, il me restait quelques dollars, alors j'ai acheté un carnet un peu au hasard. Je l'ai posé dans une étagère en rentrant, et je l'ai oublié. Puis un 1er janvier, je l'ai ouvert et j'ai écrit une phrase : "Je m'engage à écrire une page par jour". Pendant des mois, tous les soirs avant de dormir je remplissais ma page, même quand j'étais épuisée, même quand je n'avais rien à dire. Il m'est arrivé d’écrire plusieurs lignes de “je n’ai rien à dire mais je dois finir cette page”. Quand c’était difficile, je me lançais des défis : un thème précis, un mot donné par un ami, une question à laquelle répondre. Aujourd'hui, j'écris ce que je ressens, ce que j'observe, ce que je ne comprends pas encore. Je pratique aussi l’écriture automatique : écrire sans lever le stylo jusqu’à ce que quelque chose remonte. J'ai gardé cette habitude pour 3 raisons : 1. Me souvenir : les photos montrent ce qu’il s’est passé, l’écriture montre comment je me suis sentie. J’aime l’idée qu’un jour, j’aurai une bibliothèque de mes histoires, de mes voyages, de mes doutes. 2. Comprendre ce qui bloque : quand tu écris la même chose tous les jours, tu finis par voir les schémas. L’écriture t’oblige à être honnête avec toi-même, à rester proche de tes émotions. 3. Le rituel : j’aime les carnets, j’aime ce moment dans un café, le matin, quand tout est encore silencieux. Trois ans plus tard, ce carnet acheté en vitesse à New York m’a permis d’avoir la seule routine que je n’ai jamais abandonnée.
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3mo

Je n’ai jamais été très disciplinée. Mais depuis le début de l’année, j’observe un changement. Les sujets sur lesquels j’avance le plus sont précisément ceux que je n’ai pas mis dans mes obectifs ou dans ma to-do list : → Je lis beaucoup, alors que c’est la première année où je ne me suis fixé aucun objectif de lecture. En deux mois, j’ai déjà lu plus qu’en 2025. → Je fais du sport régulièrement : pilates 3x/semaine, marche tous les jours, yoga quand j’en ai envie. → Je poste tous les jours sur Instagram. Je le fais mécaniquement, comme écrire dans mon carnet, manger à midi ou se brosser les dents. Et ça m’a fait comprendre deux choses : 1. Le paradoxe de la pression Plus une activité devient un enjeu, plus elle devient difficile à faire. La pression active le mode “évaluation” : performance, jugement, résultat. Et ça tue la spontanéité. C’est pour ça que beaucoup de gens arrêtent : – le sport quand ils se fixent trop d’objectifs – la lecture quand ils se donnent un quota – la création quand ils pensent trop aux résultats. À l’inverse, quand quelque chose reste un jeu, on y revient naturellement. 2. Le passage de la tâche à l’identité Certaines choses ne sont plus des tâches, mais des extensions de ton identité. Tu ne te dis plus “je dois lire” ou “je dois faire du sport”. Tu deviens simplement quelqu’un qui lit, bouge, partage. Et quand c’est identitaire, ça demande beaucoup moins de discipline. Je ne suis pas encore en paix sur tout. Mais je commence à comprendre un truc : les sujets sur lesquels je me mets le plus de pression sont souvent ceux sur lesquels j’avance le moins. Chez moi, en tout cas, la curiosité fonctionne mieux que la discipline.
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4mo

Il y a 4 ans, j'ai commencé à publier sur Linkedin. J'avais 22 ans, aujourd'hui j'en ai 26.  Quatre ans plus tard, voici ce que j'observe : 1. LinkedIn n'est toujours pas le réseau cool.  Dans les événements créateurs, tout le monde parle d’Instagram ou de YouTube, jamais de LinkedIn. Pourtant, c’est ici que j’ai construit ma plus grosse audience et trouvé mes meilleures opportunités. 2. LinkedIn est une bulle.  Parfois, j’ai l’impression d’avoir des collègues. Des gens que j’ai rencontrés une ou deux fois, mais que je vois passer tous les jours depuis des années. On se salue, on suit leurs annonces, leurs projets, et on connaît même les petits potins. Un open space numérique, en quelque sorte. 3. ChatGPT a crée un ventre mou.  Une IA entraînée sur tout internet écrit comme tout internet : propre, correct mais sans personnalité. Elle produit des textes dans la moyenne, alors que le bon contenu demande quelque chose de singulier. C’est pour ça que j’utilise MagicPost : au lieu de lui dire comment écrire, l’outil s’appuie sur mes anciens posts et génère des brouillons qui me ressemblent. Utiliser l’IA est devenu inévitable. La vraie question maintenant, c’est : est-ce qu’elle te rend moyen ou plus singulier ? Pour tester : get.magicpost.in/mathilde 4. Le bon indicateur avant de publier : sa fierté personnelle. Avant d’envoyer un post, je me pose une question simple : Est-ce que j'ai vraiment envie de raconter ça ? Si la réponse est non, je n’appuie pas sur publier. Alors oui, en 4 ans, les formats ont changé, l'algorithme aussi. Mais c’est ce qu’on me disait déjà quand je suis arrivée.  Et pourtant, beaucoup de ceux que je voyais ici il y a 4 ans sont toujours là. Sur LinkedIn, c’est souvent la constance qui finit par payer. Ça fait 4 ans que j’ai publié mon premier post, et j’ai encore l’impression que c’était hier.
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Voici mes notes du mois de juillet : 1. 8 minutes de conversation suffisent pour ne plus se sentir seul, et 16 minutes suffisent pour changer de perspective sur un sujet. Je ne sais plus où j’ai lu ça, mais ça me reste. Dès que tu tournes en rond dans ta tête, appelle quelqu’un ou parle à la personne juste à côté. C’est simple, et ça change ton humeur instantanément. 2. L’alcool ne me manque pas. J'ai complètement arrêté ce mois-ci car j’avais l’impression que mon corps rejetait même un verre, comme si je m'empoisonnais. Le seul inconvénient, c’est les restos où l’option sans alcool est un coca. 3. Je navigue en permanence entre deux pensées contradictoires : “Tu as le temps” et “Tu n’as pas le temps.” Parfois, je me dis que rien ne presse, que la vie est longue, que je peux expérimenter, ralentir, recommencer. Et l’instant d’après, j’ai l’impression d’être déjà en retard, que demain n'est pas promis et de devoir tout réussir maintenant. Je passe de l’un à l’autre en une seconde. Et les deux me semblent vrais. 4. Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. 5. L'embarras ou la honte, c'est la vraie barrière à l'entrée pour une vie intentionnelle. C'est pas le manque de talent qui bloque les gens, c'est la peur d'avoir l'air nul, d'être jugé par un collègue, un ancien pote, ou quelqu'un qui te connaît à peine. Mais si tu veux faire des choses, il faut accepter de te sentir exposé. C'est inconfortable mais c'est le passage obligatoire. Un 6. à ajouter ?
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11mo

Voici mes notes du mois de juin : 1. Comment savoir si tu as fait le bon choix ? Le matin, quand tu bois ton café et que tu te dis : il est bon ce café. Pas parce que le café est meilleur, mais parce que tu te sens plus serein. (Kyan Khojandi) En ce moment, il est très bon mon café. 2. Nous n'avons pas tous le même niveau de conscience. Parfois, tu parles à quelqu’un qui ne peut pas voir ce que toi tu vois. Ce n’est pas qu’il a tort ou que tu as raison, c’est juste qu’il regarde depuis un autre endroit. 3. Les process trop longs vont tuer les boîtes. Être débordé, ce n’est plus perçu comme un signe de succès. Plus personne n’a la patience pour des réunions de 2h ou des webinars inutiles. Notre génération veut que ça avance. Quand une boîte me dit “pas dispo avant le mois prochain pour un simple appel”, je passe à autre chose. 4. D'ailleurs, personne n’est trop occupé, c’est juste une question de priorités. 5. La sororité, c’est essentiel. Avoir des femmes autour de toi sur qui tu peux compter, ça change la manière dont tu traverses les choses. Un 6e à ajouter ? PS : Je prends toujours autant de plaisir à faire ce format des notes du mois depuis plus de deux ans.
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Voici mes notes du mois d'octobre : 1. L’alcool reste un tabou déguisé. Beaucoup de comportements sont excusés “parce qu’on était bourrés”. Pourtant, derrière la fête, il y a souvent des fuites, des manques, des blessures. Et même si c’est ancré dans notre culture, il serait temps d’arrêter de minimiser ce qu’il provoque. 2. L’être humain est capable de s’émouvoir autant pour le faux que pour le vrai. Une fiction, un souvenir déformé, une image inventée peuvent provoquer la même émotion qu’un fait réel. Preuve qu’on ne réagit pas seulement à la réalité mais à ce qu’elle fait résonner en nous. 3. J’ai vraiment confiance en mon futur. Pas parce que tout est clair, mais parce que je sais que peu importe ce qu'il se passe, je trouverai un chemin. Certains trouvent ça prétentieux. Moi, ça m’aide à avancer. "Take a step in the direction of your dream and the Universe will meet you halfway" 4. Rappel : si tu y penses sans arrêt, c’est probablement que tu devrais simplement essayer. 5. Selon moi, une journée réussie, c’est une journée habitée. Celle où on prend le temps de regarder le lever ou le coucher du soleil. Celle où on respire avant de courir. Celle où on vit en conscience, plutôt qu’en pilote automatique. Lequel te parle le plus ? Un 6. à ajouter ?
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Voici mes notes du mois de septembre : 1. Vous n’avez pas la flemme, vous avez peur. Quand il s’agit de lancer un projet ou de tenter quelque chose de nouveau, on dit souvent “j’ai la flemme”. En réalité, c’est plus souvent la peur : peur d’échouer, peur d’être jugé, peur de ne pas être à la hauteur. 2. Les gens qui crient sur le personnel pour un retard ou un problème me terrifient. On dirait des enfants coincés dans des corps d’adultes, incapables de gérer leurs émotions. 3. Le besoin d’être un grand artiste rend difficile le simple fait d’être artiste. L’obsession de “faire grand” tue l’élan de “faire”. C'est pareil pour l'entrepreneuriat. 4. Même les plus confiants doutent encore. Même les plus accomplis échouent encore. Même les plus heureux traversent leurs propres épreuves. Les apparences ne disent rien des réalités intérieures. 5. Créer, ce n’est pas seulement produire. C’est révéler une part de soi au monde. Et ce dévoilement répété nous met en position de vulnérabilité, presque de proie. Un 6. à ajouter ?
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Mathilde Cossé

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11mo

Tous les étés, j’ai le même rituel. Je me réserve un mois en solo. Un mois pour me recentrer, apprendre, avancer sur un sujet. C’est devenu mon rendez-vous avec moi-même. 2021 : Tour d'Europe en train  2022 : 1 mois à New-York  2023 : Tour d'Europe en train 2024 : 1 mois de Yoga en Grèce  2025 : En normandie, pour me poser et repenser toute mon organisation. Cette année, ça fait peut-être un peu moins rêver. Mais c’est justement ce dont j’ai besoin : du calme, du concret, de la clarté. Je ne suis pas vraiment en vacances mais je travaille autrement. Je change de cadre, je ralentis, je simplifie. Et surtout, je prends le temps de remettre de l’ordre dans ce qui compte. Ce mois d'été est devenu mon repère. C'est une façon de faire le point mais aussi de romantiser ma vie à ma manière. Prendre du temps pour soi n'est pas égoïste, c'est une manière de se ressourcer pour mieux être présent pour les autres. PS : Je pars quand même en voyage solo après. Il y a des traditions qui ne changent pas 😉
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Mathilde Cossé

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10mo

Voici mes notes du mois d'août : 1. Bilan d'un mois et demi en Normandie : je me sens vraiment bien, je ne pensais pas apprécier autant de ralentir. Avantages : le calme, moins de micro violence, passer du temps en famille, les envies de nouveaux projets qui reviennent. Inconvénients : peu de stimulation intellectuelle, perte de routine. 2. On parle beaucoup des ados scotchés à leur téléphone, mais ce qui me rend le plus triste, ce n’est pas de voir des jeunes sur TikTok. C'est de voir des personnes plus âgées, qui ont connu la vie sans écran, tomber dedans à leur tour. Ce n’est pas une question de génération, c’est une question d’addiction. 3. Deux citations sur la créativité dans mon livre du moment : "To live a creative life, we must lose our fear of being wrong" Joseph Chilton Pearce "I shut me eyes in order to see" Paul Gauguin 4. L’estime de soi, c’est la réputation que tu as avec toi-même. Elle se construit dans les petites choses que tu fais chaque jour qui prouvent que tu peux compter sur toi. 5. J’ai encore du mal avec la colère. Beaucoup de livres disent que c’est une émotion naturelle, parfois même nécessaire pour avancer. Mais quand quelqu’un se met en colère devant moi, je décroche. Ça ne m’inspire pas de respect, au contraire : ça réduit instantanément l’estime que j’ai pour la personne. Un 6. à ajouter ? PS : Je vais terminer mon mois d'août à New York, en solo. On se retrouve ici pour suivre les aventures et cette fois, j'emmène ma caméra.
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Mathilde Cossé

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12mo

Je quitte Paris. L'année dernière, après un an de voyage, j’avais décidé de m’y installer. Mes objectifs étaient simples :  - retrouver de la stabilité,  - prendre soin de ma santé, - et approfondir mes relations. J’ai eu tout ça, mais ce n’est plus suffisant. Depuis quelques mois, quelque chose coince. J’ai commencé à normaliser ce qui ne devrait pas l’être : → Les insultes dans la rue. → Les gens pressés qui n’ont jamais “le temps”. → Les journées sans un coin de nature. Aujourd'hui, j'ai besoin d'autre chose. J'ai besoin d'un endroit où l’on se parle avec douceur, où l’on ralentit sans culpabiliser et où l’on peut marcher, respirer et exister loin des écrans. Alors je pars. Pas pour fuir Paris mais pour aller vers un mode de vie qui me ressemble davantage. Je continuerai de revenir ici pour les rencontres, les événements et l’énergie qu’on ne trouve nulle part ailleurs, mais pas pour y vivre toute l'année. Si tu veux suivre ce nouveau chapitre, abonne-toi !
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Mathilde Cossé

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8mo

La honte bloque plus de projets que le manque d’idées. On n’est pas bloqué parce qu’on n’a rien à dire. On est bloqué parce qu’on refuse de se montrer imparfait. Car créer, ce n’est pas seulement avoir une idée. C’est accepter de la sortir dans un état brut, sans certitude, sans garantie. La vraie barrière à l'entrée, ce n'est pas le manque de talent. C'est de réussir à dépasser l'embarras, la peur d’avoir l’air nul devant un collègue, un ancien pote, ou même quelqu’un qui vous connaît à peine. Alors on attend. On perfectionne. On repousse. Mais créer, c’est accepter : – de paraître maladroit, – de publier quelque chose d’inabouti, – de prendre un risque, – et parfois, d’avoir l’air ridicule. Quand je relis ce que j’ai créé il y a quelques mois, je ressens de la gêne, parfois même de la honte. Et pourtant, c’est justement ça qui m’a permis d’en arriver là. La créativité, c’est lâcher prise et accepter d’être mauvais pour, un jour, devenir bon. La vraie question n’est pas “Est-ce que c’est assez bien ?” La vraie question est : “Est-ce que je me donne le droit d’apprendre ?” Je suis convaincue que le monde serait plus beau si chacun osait créer, imparfaitement. Alors, j’ai un exercice pour vous. Complétez cette phrase : Si je n’avais pas à le faire à la perfection, j’essaierais…
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Mathilde Cossé

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8mo

Ma génération souffre d'un mal moderne : avoir trop de choix. Pour trouver une série, je scrolle sans fin sur Netflix. Pour commander à manger, je passe des heures sur UberEats. Pour choisir un livre, je compare mille avis avant de me décider. À 25 ans, j'appartiens à une génération obsédée par le meilleur. Le meilleur restaurant, la meilleure série, la meilleure décision. Mais cette quête a un prix : elle paralyse. Barry Schwartz, dans Le Paradoxe du Choix, explore ce phénomène contre-intuitif : l’idée que plus nous avons d’options, moins nous sommes satisfaits. On pourrait croire que l’abondance de choix nous donne plus de liberté et de bonheur. Pourtant, elle produit l’effet inverse : une surcharge mentale et émotionnelle. On hésite. On se demande : Et si je trouvais mieux ailleurs ? On doute. Même après avoir choisi, on regrette : Est-ce que j’ai fait le bon choix ? On reporte. Par peur de se tromper, on finit par ne rien décider du tout. Cela crée une société d'insatisfaits qui n'arrivent plus à s'engager. Alors, au lieu de chercher la perfection, concentrons-nous sur ce qui est suffisamment bon pour nous. La clé est se libérer de l’idée qu’il n’y a qu’une seule bonne réponse. La vie est pleine de "bons choix", pas d’un seul "meilleur choix".
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Mathilde Cossé

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7mo

Ce week-end, j’ai vu quelque chose d’étrange sur Internet. La fameuse “culture du vide”. Rilès a livré une performance pour promouvoir son nouvel album. Pendant presque 25h non stop, il a peint à la main chaque pochette d'album. Et comme souvent, les mêmes réactions sont revenues : “Culture du vide.” “Voilà l’exemple parfait de notre génération perdue.” Mais cette expression, culture du vide, elle dit surtout une chose : on a encore du mal à accepter ce qu’on ne comprend pas. Quand des artistes expérimentent → culture du vide. Quand des femmes filment des vlogs → culture du vide. Quand une génération crée ses propres codes → culture du vide. Mais ce n’est pas parce que ce n’est pas ta culture que c’est la culture du vide. Quand j’ouvre les commentaires sous une vidéo où apparaît Léna Situations, je lis souvent : “Inconnue au bataillon.” “C’est qui ?” alors que son nom est littéralement dans le titre. Ne pas connaître, ce n’est pas grave. Mais en faire une fierté, si. Parce que ça revient à dire : “Si je ne le connais pas, c’est que ça ne vaut rien.” Et c’est là que naît la supériorité culturelle. Celle qui juge avant de comprendre. Celle qui préfère mépriser plutôt qu’observer. Un art, un contenu, une personne peuvent ne pas te toucher. Mais les mépriser ne te rendra pas plus intelligent. Et surtout : on vit à une époque où les algorithmes épousent parfaitement nos goûts. Alors si ton feed est rempli de vide, c’est peut-être toi qui l’as rempli ainsi. J’espère que les artistes continueront d’oser, de créer du débat, de déranger, et que l’on continuera tous d'apprendre à provoquer de l’émotion avec nos corps, plutôt qu’avec des ordinateurs.
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Mathilde Cossé

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14mo

Je suis introvertie, et j’ai construit ma vie autour de ça. Pendant longtemps, j’ai cru qu’il fallait s’adapter aux afterworks, aux conversations sans fin, aux soirées où je regardais l’heure. Je jouais le jeu, pour faire comme tout le monde. Puis un jour, j'ai arrêté de me forcer et je me suis imposée des règles simples : – Écrire chaque jour, dans le silence. – Partir un mois seule chaque année. – Dire non à toute sortie après 22h. – Refuser les grands dîners où je me sens invisible. – Marcher une heure par jour, pour faire de la place dans ma tête. – Laisser mon téléphone en mode ne pas déranger, sans notifications. Aujourd’hui, c’est devenu normal pour ceux qui m’entourent. Ils ne me demandent plus pourquoi je ne viens pas. Mais je vois encore trop de gens s’épuiser à faire semblant. À manger avec leurs collègues alors qu’ils rêvent de solitude. À parler pour combler le vide, quand ils auraient besoin de calme. Les extravertis n’ont pas à se justifier d’aimer le bruit. Les introvertis ne devraient donc pas avoir à se justifier d’aimer le silence. Chacun son rythme. Chacun son espace. Et surtout : chacun sa façon d’exister.
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Mathilde Cossé

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6mo

J'ai passé 4 jours en retraite créative. Le but : déconnecter, créer et célébrer mon 26e anniversaire. Au milieu des rizières, j'ai troqué Youtube, Instagram, LinkedIn pour : - la lecture, - l'écriture, - le repos, - et parfois l'ennui. Hier, c'était mon anniversaire. Et depuis quelques années, cette date rime avec une seule règle : faire ce qui me plaît vraiment. Cette fois, l’envie était simple : prendre du temps pour écrire, faire le bilan de l’année écoulée et me regarder avec un peu plus de douceur. J’ai coupé les mails, les messages et je ne me suis obligée à répondre à rien. Résultat : je repars avec une vision plus claire, un cœur plus léger, et la sensation d’avoir remis mes priorités au bon endroit. Si vous deviez vous offrir une chose avant la fin de l’année : offrez-vous un moment pour vous écouter, sans bruit, sans attente. Juste vous.
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Mathilde Cossé

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4mo

Voici mes notes du mois de janvier : 1. Je n'ai toujours pas compris la polémique autour du wagon sans enfant de la SNCF. On ne peut pas reprocher à des enfants de faire du bruit, tout comme on ne peut pas reprocher à quelqu'un de vouloir travailler en silence. Ça me semble être un bon compromis, et je ne pense pas que ce soit antinomique avec le fait de proposer des wagons pour les enfants, simplement le business n'est pas le même. 2. Parfois, ça me manque de poster sans me poser la question du format ou du résultat. J’ai récemment découvert Substack Notes et le côté plus brut me plaît. Et en même temps, comme tous les réseaux, ça finira par produire le même effet : on observe, on compare, on s’ajuste et on lisse. 3. Les personnes qui m’inspirent le plus sont celles qui donnent vraiment d’elles, qui osent être vulnérables. « Plus on est honnête plus on devient libre, parce qu’on a plus à s’encombrer des masques » Mike Horn 4. Tu es ce que tu fais de manière répétée, pas ce que tu penses être 5. Souvent, les choses les plus cool se demandent. La semaine dernière, je suis tombée sur la photo d’une bibliothèque non ouverte au public. J’ai envoyé un mail à la mairie pour demander si je pouvais y accéder. Résultat : une bibliothèque entière pour moi solo.  Faire ma compta au milieu de manuscrits anciens, c’était assez cool. Bref, j’ai passé un beau mois de janvier, au chaud, en mode hibernation, et je crois que j’ai une nouvelle à vous annoncer bientôt !
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Mathilde Cossé

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13mo

Après 4 jours de voyage sans avion, je suis enfin arrivée à Taghazout, au Maroc. En chemin, j’ai connu : – La fatigue d’enchaîner 10h de transport par jour – Le stress d’arriver dans une ville sans logement réservé Le tout loin de mes repères, sans visage familier à l’horizon. Mais c’est le choix que j’ai fait : voyager seule et prendre mon temps. Si j’avais pris l’avion, je me serais évité les galères. Mais j’aurais aussi manqué tout le reste : – Madrid, Tanger et Marrakech découverts en chemin – Les paysages qui défilent derrière la vitre – Et toutes les histoires qui ont rempli mes carnets Voyager lentement, c’est parfois plus chaotique, mais c’est aussi plus vivant. PS : Je suis ici pour 10 jours. Objectif : apprendre à surfer 🏄🏻‍♀️, faire du yoga 🧘🏻‍♀️ et découvrir cette partie du Maroc. 🇲🇦
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Mathilde Cossé

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7mo

On ne pense plus, on réagit. En moyenne, on passe entre 3 à 5 heures par jour sur nos téléphones. La plupart du temps, ce n’est même pas conscient. On le prend, on le pose, on le reprend. On pense qu’on vérifie "vite fait". En réalité, on nourrit un circuit de dopamine qui se délecte de chaque micro-dose d’attention. Nos têtes débordent de sons, d’images, d’opinions et de pensées qui ne sont même plus les nôtres. Chaque moment vide est comblé : une vidéo, un post, une notification. Et sans s’en rendre compte, notre pensée devient le reflet de ce qu’on a vu. J’entends des gens répéter, presque mot pour mot, ce qu’ils ont entendu sur TikTok (ou à la télévision) sans jamais avoir pris le temps d’y réfléchir. Penser par soi-même, ça demande du temps. Et on ne peut pas penser librement dans un monde qui nous parle sans arrêt. Peut-être que le problème est là : on a voulu tout comprendre du monde, mais on a fini par ne plus s’entendre penser.
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Mathilde Cossé

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12mo

Je n’ai pas peur que l’IA me remplace. J’ai 25 ans, j’ai grandi avec internet et je suis de cette génération qui a appris à créer en ligne. Aujourd’hui, je vois l’IA arriver comme un nouvel outil, pas une menace. Je sais qu’elle est plus rapide, plus structurée, plus claire que moi. Elle peut résumer un livre, écrire un plan de contenu, trouver dix idées en moins d’une minute. Mais elle ne peut pas créer comme je le fais. Elle ne doute pas, elle ne change pas d’avis et elle ne ressent pas. Créer, c’est parfois lent, flou, inconfortable. C’est chercher ses mots, puis les changer. C’est sentir que quelque chose bouge en soi. L’IA ne peut pas le faire. Mais elle m’aide sur tout le reste. Elle m’allège de ce qui ne demande pas ma créativité. Et surtout, elle me laisse de la place pour ce qui compte vraiment : penser, ressentir, écrire. Le vrai danger, ce n’est pas l’IA. C’est d’arrêter de réfléchir par nous-mêmes sous prétexte qu’elle peut réfléchir plus vite. Ce post est sponsorisé par HubSpot qui organise un webinaire le 12 juin à 11h45. Ils présenteront dans une session immersive comment l’IA peut faire gagner du temps aux équipes marketing (automatisation du parcours client, gestion multi-comptes…) sans perdre ce qui fait la différence : l’humain. Si vous n’êtes pas dispo, un replay vous sera envoyé par mail. Le lien est ici pour t’inscrire : https://hubs.la/Q03p3NKm0.
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Mathilde Cossé

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4mo

J’aime être seule. Mais pas la solitude dont on parle souvent aujourd’hui. Pas celle où l’on passe la journée à envoyer des messages, à scroller, à commenter, à réagir. Ni celle où l’on parle à dix personnes sans croiser un seul regard réel. Cette solitude-là est virtuelle. On peut peut discuter toute la journée, et pourtant n'avoir aucun contact physique pendant des semaines. On peut être entouré en ligne, et seul dans la vraie vie. Je crois que l'on est une génération socialement active, mais physiquement isolée. Le problème : le manque de lien social a un impact sur la mortalité comparable à celui de fumer quinze cigarettes par jour. Aujourd'hui, de plus en plus de jeunes se sentent seuls, et c'est devenu un problème de santé publique. La solitude que j’aime, c’est une solitude choisie. Tous les mois, je pars "en solo date" hors de chez moi. Peu importe l’endroit, tant que je peux laisser de côté mon téléphone et rester seule avec mes idées. C'est un des moments que je préfère dans le mois. Pourtant, je ne fais pas l'éloge de la solitude. Elle n’est précieuse que parce qu’il y a des gens vers qui revenir. La solitude intentionnelle peut nous aider à nous retrouver, mais la connexion réelle, elle, nous garde vivants.
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Mathilde Cossé

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14mo

Hier, j’étais installée dans un café à Paris, et la fille à côté de moi m’a regardée pendant un moment avant de me demander : « Tu écris quoi ? » J’écris dans un carnet depuis 3 ans. Chaque jour, sans exception. Et forcément, ça intrigue. Ce carnet, c’est un mélange de journal intime, de notes de terrain, de pensées du jour. J’y écris : - Ce que je ressens, même quand c’est flou ou pas joli, - Des idées de posts, de projets, de phrases, - Des bouts de conversations. Je n’ai pas de méthode miracle, mais j’ai une routine. Voici les 3 conseils que je donnerais à quelqu’un qui veut s’y mettre : 1. Mets la date. Ça te donne un cadre, et ça t’aide à créer une régularité. Parfois, je note aussi l’heure et l’endroit pour ancrer le moment. 2. Ne cherche pas à bien écrire. Tu n’écris pas pour publier, tu écris pour te libérer. Laisse tomber la syntaxe et les tournures jolies. Sois brut. 3. Commence par décrire ce que tu vois. Où tu es. Ce que tu entends. Ce que tu ressens. Et laisse filer. À force d’écrire, j’ai appris à mieux me comprendre, à vider le trop-plein mental, et à attraper au passage des idées que j’aurais oubliées quelques minutes plus tard. Aujourd’hui, j’ai des carnets remplis de souvenirs. PS : J’avoue, j’ai toujours un peu peur qu’on me le vole ou de le perdre. Il y a des choses dedans que je n’ai jamais dites à personne. Mais c’est peut-être ça, écrire : s’autoriser à dire ce qu’on ne dit jamais.
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Mathilde Cossé

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3mo

Ces dernières années, j'ai changé d'avis sur beaucoup de sujets. Voici 5 changements : 2021 : La liberté c'est faire ce que tu veux, quand tu veux.  2026 : La liberté, c’est vivre selon tes principes, pas selon tes humeurs. 2021 : L'intelligence est la qualité que j'estime le plus chez quelqu'un. 2026 : La fiabilité est la qualité que j'estime le plus chez quelqu'un. 2021 : Pardonner fait de toi quelqu'un de faible. 2026 : Pardonner fait de toi quelqu'un de fort. 2021 : Ce qui doit venir à toi viendra, il ne faut pas forcer. 2026 : Si tu ne demandes pas, rien ne viendra. Les bouches fermées ne se font pas nourrir. Alors, il faut savoir mettre un peu son ego de côté pour obtenir ce que l'on veut. 2021 : La vie est longue. 2026 : La vie est courte. Si je vous ai donné mon avis sur un sujet il y a 5 ans, vous ne connaissez plus mon avis aujourd’hui. Je n’affirme jamais une vérité absolue, je partage simplement mon expérience du moment. Avec le temps, les avis changent, et heureusement. Et toi, sur quel sujet tu as changé d’avis ces dernières années ?
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Mathilde Cossé

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3mo

Ce texte est une ode à la peur et à la perte de temps. J’ai longtemps cru que la créativité dépendait du talent. En réalité, elle dépend surtout de notre capacité à tolérer l’imperfection. Créer, ce n’est pas seulement avoir une idée. C’est accepter de la sortir dans un état brut, sans certitude, sans garantie de succès. “Remember that in order to recover as an artist, you must be willing to be a bad artist.” Julia Cameron Cette phrase est vraie pour la création, mais elle est aussi vraie pour presque tout. On ne progresse pas en attendant d’être prêt. On progresse en acceptant d’être mauvais, visible, imparfait. C’est pour ça que chaque semaine, j’ai la même routine. Je bloque une matinée pour aller dans un café ou une bibliothèque, et j’écris, sans attente. Parfois, souvent même, ça ne mène nulle part. Je crois que c’est précisément ça, l'enjeu. Accepter de perdre du temps. Accepter de produire des choses inutiles. Accepter que tout ne soit pas optimisé. Aujourd’hui, tout nous pousse à être efficaces, visibles, performants. Mais la créativité, elle, naît dans des espaces qui n’ont pas de rendement immédiat. Créer, c’est investir du temps sans savoir ce que ça va donner, et continuer quand même. Je vous souhaite d’oser la peur et de traverser la honte, jusqu’à ce qu’elles cessent de vous arrêter et commencent à vous faire créer.
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Mathilde Cossé

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4mo

Ce week-end, j’ai vu passer ces réactions après le halftime show de Bad Bunny : “J’ai rien compris aux paroles, mais le message était fort.” Bad Bunny a chanté en espagnol, sur la scène la plus regardée des États-Unis devant des centaines de millions de personnes, dont une grande partie ne comprend pas sa langue. Pourtant, beaucoup ont ressenti quelque chose : de la fierté, de la joie, de l’énergie, un message d’amour et d’unité. Pendant longtemps, les artistes non anglophones devaient : – changer de nom, – chanter en anglais, – lisser leur image, – adapter leur culture pour plaire au public américain. C’était le prix à payer pour accéder à la scène mondiale. Bad Bunny, lui, a fait l’inverse. Il est resté tel quel. Même langue, même références, mêmes codes. Et aujourd’hui, c’est l'un des artistes les plus écoutés au monde. On ne touche pas le monde en s’adaptant à tous. On le touche en cultivant ses singularités. Je crois que ce n'est pas uniquement valable pour la musique, mais pour toutes les formes d'art. Alors comme l’écrivait Oscar Wilde : « Soyez vous-même, tous les autres sont déjà pris. »
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Mathilde Cossé

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3mo

Après 4 ans à créer du contenu et plus de 100k abonnés, voici mes intuitions pour les prochaines années sur les réseaux : 1. Le contenu "Inside" va compléter le contenu "Vitrine". Aujourd'hui, tout le monde peut produire du contenu pro en studio. Ce n'est plus différenciant. La différence se fera sur les coulisses, le processus, les doutes.  Les entrepreneurs lancent des newsletters personnelles (Justine Hutteau, Hugo Philip) et les youtubeurs ouvrent des chaînes secondaires qui montrent les backstages (Mcfly & Carlito, Elian Ventre). 2. L’IA va valoriser ce qui ne peut pas être copié.  Si tout le monde peut créer avec les mêmes outils, ce qui va ressortir, c'est la personnalité, les opinions, les valeurs.  De mon côté, j'utilise l'IA comme un support. Ce n'est pas mon remplaçant. Par exemple, MagicPost me permet d'organiser mes idées, trouver de l’inspiration et analyser mes performances. Il s’appuie sur mes anciens contenus et ma manière d’écrire, ça me permet de passer moins de temps à chercher comment formuler une idée, et plus de temps à réfléchir à ce que je veux vraiment dire. Contrairement à ce que beaucoup pensent, je crois que l’IA ne va pas effacer l’humain, mais elle va pousser chacun à affirmer ce qui le rend différent. 3. L'engagement public va diminuer, les interactions privées vont exploser.  Les likes baissent, les commentaires aussi mais les messages privés et les communautés fermées explosent. On passe d’un modèle de diffusion à un modèle de conversation. Ça demande donc d’être plus présent dans les interactions. MagicPost m’aide sur cette partie en regroupant tous les créateurs que je suis dans des listes pour me permettre de suivre leurs contenus et d’interagir plus facilement. Curieuse de savoir : qu’est-ce que vous voyez émerger pour cette année ? PS : ce post est en collaboration commerciale avec MagicPost ! 🤍 Pour tester le générateur d'idées et voir vos stats détaillés, c'est par ici : get.magicpost.in/mathilde
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Mathilde Cossé

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4mo

J’ai passé 2 jours à écrire. Objectif : lancer ma marque de carnets. J’ai pris le train pour m’isoler à l’Abbaye des Vaux de Cernay, pour ralentir, réfléchir et laisser de la place à ce projet que je repousse depuis trop longtemps. Il y a quelques années, quand j’ai commencé à voyager seule en train, j’avais toujours un carnet avec moi pour écrire mes aventures, mes pensées. Puis, j’ai demandé à d’autres gens d’écrire dans mes pages. Et un jour, j’ai eu envie de permettre à chacun de garder un bout de sa propre histoire chez soi. Cela fait 4 ans que j’ai envie de créer mes propres carnets, 4 ans que j’y pense toutes les semaines mais aussi 4 ans que je trouve toujours mieux à faire. Alors, j’ai fini par accepter qu’il y a des choses qui prennent du temps. Il faut apprendre à apprécier le trajet sur la route et à voir ce que le paysage va nous apporter. Ce week-end, j’ai pris le temps de me retrouver et de comprendre pourquoi ce projet comptait autant pour moi. Aujourd’hui, je me sens prête. Enfin, je crois. Et comme beaucoup de choses dans ma vie passent par les voyages en train, cette aventure ne pouvait pas se faire seule. Pour cette année 2026, je suis ambassadrice SNCF Connect qui m’accompagne à travers l’app pour continuer à créer, réfléchir et m’inspirer au fil des trajets, des villes et des pages. Si vous me suivez depuis un moment, vous le savez déjà : mes sujets préférés ont toujours été les voyages en train et les carnets. Et là, j’ai vraiment l’impression que tout est en train de s’aligner. Abonnez-vous pour me suivre dans cette nouvelle aventure ! Je prends tous les conseils, retours et idées avec beaucoup d’attention. publicité avec amour SNCF Connect & Tech 🫶 #SNCFConnect
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Mathilde Cossé

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5mo

2025 m’a appris plusieurs choses importantes. Les voici : 1. Parfois, il faut arrêter de trop s’écouter. Ressasser les mêmes pensées, c’est souvent rester exactement au même endroit. L’introspection sans passage à l’action, ce n’est pas de la profondeur, c’est de la procrastination. J’ai ralenti l’écriture pour cette raison. À trop écrire, j’alimentais des pensées envahissantes qui disparaissent en deux minutes si je ne leur donne pas de place (je continue quand même d'écrire tous les jours sur mes carnets). 2. Beaucoup de gens parlent sans savoir. Pour remplir le silence, pour exister dans la conversation (particulièrement visible lors des repas de famille cette année). On affirme, même sans connaissances, même sans compétences. Je fais beaucoup plus confiance à quelqu’un qui dit : « je ne sais pas » ou « je n’ai pas les compétences pour en parler ». Et en même temps, je comprends. Le monde est complexe, heureusement que l’on cherche encore des réponses, que l’on ne renonce pas à comprendre. Il faut donc accepter le temps colossal passé à raconter n'importe quoi. 3. La stabilité ne se trouve pas forcément dans l’équilibre. Je vois l’année comme des cycles : travailler, se reposer, s’isoler parfois. Ne pas garder le même rythme en permanence ne signifie pas être instable. Pour finir, je vous souhaite une vie intense. Je vous souhaite d’être obsédés par ce qui vous fait vibrer, de vous sentir vivants au réveil. Et parfois, une vie volontairement déséquilibrée, parce qu’un projet vous habite trop pour rester raisonnable. Mes meilleurs vœux à vous et à vos proches pour cette nouvelle année. Et merci à celles et ceux qui me lisent depuis maintenant quatre ans.
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14mo

J'ai 25 ans et on me dit souvent : "c'était mieux avant". Mais personnellement, je suis fière de faire partie d'une génération où : → On parle de santé mentale sans tabou → Les carrières ne suivent plus un seul modèle tout tracé → On peut aimer son travail sans sacrifier sa vie personnelle → On met des mots sur ce que nos mères ont souvent dû taire : l’endométriose, la charge mentale, le consentement → On n'accepte plus de travailler pour des personnes ou des entreprises douteuses, même si elles paient bien Les médias nous noient dans le négatif : addiction à Tiktok, niveau intellectuel qui diminue, nous faisant oublier toutes les avancées positives. C'est ce que l'on appelle le biais de négativité : on dramatise le présent et on idéalise le passé. Alors oui, tout n’est pas parfait. Mais non, ce n'était pas mieux avant. “Nos jeunes aiment le luxe, ont de mauvaises manières, se moquent de l’autorité et n’ont aucun respect pour l’âge. À notre époque, les enfants sont des tyrans.” Socrate
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Mathilde Cossé

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12mo

Voici mes notes du mois de mai : 1. Ton environnement te façonne plus que ta volonté. Tu peux lutter tous les jours contre des détails ou simplement prendre une grande décision qui change tout. Parfois, ce n’est pas de discipline dont tu manques, mais d’un cadre qui te soutient. 2. La santé est un vrai luxe. Tu peux avoir 100 problèmes dans ta vie, mais si tu perds ta santé, il ne t’en reste plus qu’un et c’est le plus lourd à porter. 3. Pour réussir, tu dois essayer jusqu’à ce qu’il devienne illogique d’échouer. Beaucoup abandonnent trop tôt, pas parce qu’ils n’étaient pas capables, mais parce qu’ils n’ont pas assez tenté. 4. Si tu veux publier sur les réseaux, la plus grande question n'est pas “comment écrire ?”, mais “qu’est-ce que j’ai vraiment à transmettre ?” Le bon contenu ne sort pas d’un tuto, il vient de ce que tu vis. 5. On ne se trompe pas en choisissant le mauvais chemin. On échoue en ne choisissant pas. Le vrai piège, c’est l’indécision. Un 6e à ajouter ?
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7mo

Vous êtes +95 000 à me suivre et à me lire. Alors voici 5 choses auxquelles je crois aujourd’hui : 1. Si tu sens que tu stagnes, c’est que tu ne prends pas assez de grandes décisions. Chaque fois que j’ai évolué, il y a eu une décision derrière : voyager seule pendant six mois, publier tous les jours sur LinkedIn pendant un mois, m’engager financièrement sur un projet. Toutes n’ont pas fonctionné, mais un tiers ont changé ma vie. 2. Beaucoup de problèmes de relations viennent de la différence d'intensité qu'il y a entre deux personnes. Parfois, dans un conflit, il n’y a ni tort ni raison, simplement deux manières différentes d’aimer, de donner ou de s’impliquer. 3. Ta valeur perçue ne dépend pas de toi, mais de l’endroit depuis lequel on te regarde. Tu peux être exactement la même personne et être perçue comme brillante à un endroit et invisible ailleurs. J’ai déjà vécu des moments où tout ce que j’étais paraissait “trop” ou “pas assez” parce que le contexte n’était pas aligné avec ce que j’avais à offrir. 4. On gâche un potentiel fou à vouloir rentrer dans des cadres qui ne nous ressemblent pas. Combien ne sont pas dans leur zone de génie, combien pourrait faire beaucoup mieux s'ils osaient aller dans quelque chose qui leur plait et dans lequel ils sont forts ? La perte à ne pas oser est immense pour l'intelligence collective. 5. Rien n’est définitif. Ce qu’on croit vrai aujourd’hui peut devenir obsolète demain. Je ne reste pas figée sur ce que quelqu’un m’a dit un jour : on change, nos idées aussi.
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Mathilde Cossé

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J'ai mis deux jours pour faire Paris - Tanger. Voici mon itinéraire : Paris - Barcelone → Madrid → Algeciras → Tanger. Au total, j'ai pris 3 trains et un ferry. J’aurais pu prendre un avion et y être en quelques heures. Mais voici ce qui a motivé mon choix : 1. Découvrir en chemin. Je me suis arrêtée à Madrid et à Tanger pour visiter et y passer la nuit. Sans ça, je n’y serais probablement jamais allée. Petit coup de coeur pour Tanger d'ailleurs. 2. Ralentir. Aujourd’hui, on peut tout faire plus vite. Mais il y a aussi mille fois plus de choses à faire. La solution, ce n’est plus d’accélérer. C’est de choisir ce qu’on veut vraiment vivre. 3. Prendre du recul. C'est souvent en voyage que je prends le temps de me poser les bonnes questions. J'ai pu lire, écrire et faire toutes les choses que je repoussais depuis des semaines. Alors oui, voyager en train demande plus de temps (et d'argent). Mais on nous a tellement habitué à l'abondance que l'on ne considère même plus le déplacement comme une activité. Alors par la fenêtre, j'ai vu le paysage défiler sous mes yeux. Et je me suis rappelée que le voyage n'est pas seulement une question de destination.
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Mathilde Cossé

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J'ai passé mes vacances à New York. Voici ce que je retiens : 1. La grandeur d’une ville ne veut pas dire qu’elle n’est pas accueillante. À Paris, j’ai le sentiment qu’il manque cette connexion spontanée entre les gens. Je pensais qu’à New York ce serait pire mais c’est tout l’inverse. Dans mon immeuble, j’ai rencontré deux personnes : l’une m’a invitée au musée et m’a offert un carnet parce que j’ai dit que c'était ma passion. L’autre m’a proposé de venir chez elle goûter une spécialité de son pays après 10 minutes de conversation. C’est clairement un autre niveau d’ouverture. 2. Tout est intense. Trop fort, trop bruyant, trop rapide. Mais New York est multiple. Dans Central Park, on peut tomber sur des coins d’un calme irréel (presque autant que la Normandie). Cette ville incarne bien les paradoxes : les fast-foods les moins healthy côtoient les technologies les plus pointues en matière de santé et de bien-être. 3. Voyager seule, c’est rarement être seule. J’ai été seule à l’US Open pour la première fois et comme souvent dans les voyages solo, je ne l’ai pas été longtemps. J'ai eu des discussions avec des inconnus que je n'aurais pas pu avoir si j'étais accompagnée. 4. Le plaisir des habitudes. J’avais déjà vécu un mois à New York il y a trois ans. Cette fois, ce n’était plus l’émerveillement de la première fois, mais le plaisir de revenir dans des lieux que je connaissais. Je réalise qu’aujourd’hui, je préfère retourner dans des lieux familiers plutôt que chercher la nouveauté à tout prix. Bref, j'ai adoré mes vacances et je compte bien y retourner. PS : Je sors un vlog bientôt, abonne-toi pour ne pas le louper. PS2 : team Alcaraz
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Mathilde Cossé

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Je n’ai jamais eu le syndrome de l’imposteur. À 21 ans, je donnais des conférences, je postais sur LinkedIn et je conseillais des personnes qui avaient le double de mon âge. Je ne savais pas tout, mais j’étais déjà convaincue d’une chose : pour créer, vous n’avez pas besoin d’être expert. Créer, c’est proposer une vision, une expérience, une manière différente de regarder le monde. Je crois que le syndrome de l’imposteur, c’est souvent un confort déguisé. Se dire qu’on ne sait pas assez, qu'on est pas prêt, c’est rassurant. Mais c’est aussi une excuse, une excuse derrière laquelle se cache notre ego. L’ego nous pousse à chercher la perfection, à craindre le jugement, à attendre le moment idéal pour commencer. Alors qu’en réalité, créer, c’est accepter : – de ne pas tout savoir, – de douter, – de se lancer sans garantie, – et parfois, de se tromper. La question n’est pas “Suis-je légitime ?” La question, c’est : “Est-ce que j’ai le courage d’essayer, même sans certitude ?” Je doute, moi aussi. Souvent. Mais j’ai compris une chose : la confiance ne précède pas l’action. Elle naît du mouvement, du désordre, du courage de faire un pas, même hésitant. Certains auront dix ans d’expérience de plus que toi mais jamais la même intensité, ni le même courage. Et quand tu sais les heures, les efforts et les remises en question qu’il t’a fallu pour en arriver là, tu ne peux plus parler d’imposture.
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Beaucoup pensent que je suis timide parce que je parle peu. La vérité : je déteste le small talk et je ne suis pas douée pour faire semblant. On a tendance à croire que les personnes silencieuses dans un groupe ont peur de parler ou se sentent mal à l'aise. À l’école, puis au travail, on m’a répété : « Prends plus la parole, dépasse ta timidité. » Pourtant, je ne suis pas timide. Je suis simplement introvertie. Mon silence ne vient pas de la peur. Parfois, je n’ai simplement rien à ajouter, et quand c’est le cas, je préfère me taire. Mon énergie sociale est limitée : une conversation peut vite m’épuiser, et j’ai besoin de temps seule pour me recharger. Alors, j'ai appris à respecter mes limites, même si cela peut être interprété comme de l'impolitesse ou de la timidité. Rappel : nous n'avons pas tous la même façon de fonctionner, et c’est justement cette diversité de tempéraments qui rend le monde intéressant. Depuis 3 ans que j’accompagne des entrepreneurs sur LinkedIn et j’ai remarqué une chose : ceux qui ont le plus de visibilité ne sont pas ceux qui parlent le plus fort en groupe, mais ceux qui ont trouvé leur façon unique de prendre la parole. PS : J’ouvre de nouvelles places en mentorat privé. Si tu veux construire une visibilité qui te ressemble, écris-moi en message privé. Bref, être introverti ne signifie pas être timide.
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Mathilde Cossé

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J'ai un critère non négociable pour sélectionner mon entourage : la fiabilité. C’est la première chose que j’observe, en pro comme en perso. Et ça ne met pas longtemps à se voir : – les gens toujours en retard, – ceux qui annulent au dernier moment, – ceux qu’il faut relancer sans arrêt, – ceux dont tu ne crois plus la parole. On perd un temps fou et une énergie mentale énorme à devoir compenser l’instabilité des autres. À se demander s’ils vont venir, répondre, faire ce qu’ils ont dit. Manquer de fiabilité, ça peut arriver. Mais quand ça devient un schéma, ce n’est plus un oubli, c’est identitaire. Comme le dit Naval Ravikant : « Joue des jeux long terme avec des gens long terme. » Et pour jouer sur le long terme, il faut pouvoir compter sur l’autre. Exemple avec le dilemme du prisonnier : si le jeu ne se joue qu’une seule fois, chacun pense à lui et trahit l’autre, par peur d’être perdant. Mais si le jeu est répété, tout change. On coopère, on tient parole, on devient fiables parce qu’on sait qu’on devra rejouer avec l’autre et que ce qu’on fait aujourd’hui aura des conséquences demain. Le problème, c’est qu’on n’apprend pas à cultiver ça. On apprend à convaincre, à plaire, à faire bonne impression mais pas à tenir parole. Les Stoïciens, eux, en faisaient un fondement : Fais ce que tu dis. Et si tu ne peux pas, dis-le. Et soyons honnêtes : arriver toujours en retard, oublier systématiquement ce qu’on a promis, ce n’est pas du détachement. C’est juste un manque de fiabilité et donc de considération.
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Je pratique le yoga tous les jours depuis un an. Voici ce que ça m’a appris : 1. Revenir dans le corps. Je travaille assise devant un ordi, je cogite, j’écris, je planifie. Bref, je vis dans ma tête. Le yoga me rappelle que je suis aussi un corps. Un corps qui respire, qui tremble, qui ressent, pas juste une machine à produire. Et parfois, bouger est plus productif que réfléchir. 2. Installer une discipline douce. Il y a 3 ans, j'ai appris à écrire tous les jours. Aujourd'hui, j'apprends à bouger tous les jours. Ce sont mes deux rituels non-négociables. Je ne le fais pas pour la performance ou les résultats, mais juste parce que ça me fait du bien. L’été dernier, je suis même allée en Grèce faire 200H de yoga en 3 semaines pour passer ma certification de prof. 3. C'est un connecteur social. Comme le surf ou la course à pied, le yoga rassemble. Il dit quelque chose de ce qu'on aime, de notre manière de respirer et de s'ancrer dans le corps. Le yoga, c'est aussi des valeurs partagés. 4. "Faire du yoga" ne veut rien dire. Il y a autant de pratiques que de corps. Certains viennent pour transpirer, d’autres pour méditer ou pour guérir. Il n’y a pas une seule bonne manière de pratiquer. Malgré ça, je suis toujours impatiente, parfois stressée et encore en train d’apprendre à ralentir. Mais au moins une fois par jour, je suis là. Sur un tapis, sans téléphone, sans objectif. Je bouge, je respire, je libère. Je crois que dans une société qui veut aller vite, on s’est coupés de nos corps, de nos sensations, de tout ce qui ne sert pas un objectif immédiat. 🧘🏻‍♀️
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Mathilde Cossé

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Ces dernières années, j'ai changé d'avis sur beaucoup de sujets. En voici 5. 2020 : Tout faire toute seule, c'est intelligent. 2025 : S'entourer et déléguer, c'est intelligent. 2020 : Ce qui doit venir à toi viendra, il ne faut pas forcer. 2025 : Si tu ne demandes pas, rien ne viendra. Les bouches fermées ne se font pas nourrir. Alors, il faut savoir mettre un peu son ego de côté pour obtenir ce que l'on veut. 2020 : La stabilité, c’est une maison et une famille. 2025 : La stabilité, c’est ce que tu construis en toi et qu'on ne peut pas te retirer : la confiance en toi, la santé mentale, le calme intérieur. 2020 : Il faut un plan à 5 ans pour réussir. 2025 : Il faut rester curieux, suivre ce qui t'attire, même si ça ne rentre pas dans le plan. 2020 : Les bonnes décisions, c'est celles que tout le monde valide. 2025 : Mes meilleures décisions, c'est celles que personne ne comprenait au début. Souvent, il faut déconstruire ce qu’on croyait vrai pour avancer. Et toi, sur quoi tu as changé d’avis ces dernières années ?
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