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Oceane Sorel DVM, PhD

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En 2025, j’ai vu des faux-experts copier mon contenu pour vendre des solutions miracles. Alors que je refuse moi-même d’être payée par des marques pour vendre des produits. Ce jour-là, j’avoue, je me suis demandé “À quoi bon ?” Ça fait 5 ans que je crée du contenu pour lutter contre la désinformation. 5 ans que je refuse, chaque semaine, de promouvoir le dernier produit révolutionnaire. Tout ça pour voir mon contenu servir exactement ce contre quoi je me bats. Mais j’ai soufflé un (grand 😅) coup, et je me suis rappelée pourquoi je fais ça. Chaque semaine, je ne donne pas juste des infos à mes lecteurs. Je leur donne des outils pour ne pas se faire avoir par des promesses marketing. Alors je rappelle la base ici. À chaque promesse alléchante, posez-vous ces trois questions : 1/ Qui parle ? 2/ Quelles preuves sont apportées ? 3/ Est-ce que d’autres sources fiables et indépendantes confirment ? Et gardez ce réflexe : ce n’est pas parce que c’est formulé comme de la science que c’en est. Alors oui, j’ai été plagié. C’est nul, c’est énervant. Cependant non, ça n’efface pas 5 ans de vulgarisation. Et je veux être très claire : je suis toujours heureuse quand des professionnels de santé partagent mes contenus à leurs patients, à leurs élèves ou à leur entourage. C’est l’un des objectifs de mon travail. La différence, c’est l’intention. Partager un contenu pour aider quelqu’un à comprendre, c’est utile. Voler un contenu pour vendre un produit, c’est problématique.
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En France, on estime qu’environ 40 % de la totalité des cas de cancers seraient évitables. Et ça, l’oncologue Suzette Delaloge en a fait son combat. Spécialisée dans le cancer du sein, elle dirige le programme Interception au centre de lutte contre le cancer Gustave Roussy. Ce programme innovant a pour objectif la prévention et la détection précoce des cancers. Il propose un accompagnement sur mesure aux personnes à risque accru à cause de prédispositions génétiques, d'antécédents familiaux ou personnels, de facteurs liés au mode de vie… Concrètement, l’idée est de rassembler une approche pluridisciplinaire avec : - des consultations, - des bilans de santé approfondis, - des conseils de prévention personnalisés. L’objectif est simple, mais ambitieux : → agir avant pour réduire le risque de cancer, détecter plus tôt quand c’est possible et améliorer la qualité de vie sur le long terme. 𝗟𝘂𝘁𝘁𝗲𝗿 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲 𝗰𝗮𝗻𝗰𝗲𝗿, 𝗰𝗲 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝘂𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗶𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁. 𝗖’𝗲𝘀𝘁 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗲𝘁𝘁𝗿𝗲, 𝗲𝗻 𝗮𝗺𝗼𝗻𝘁, 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝗹𝗮𝗱𝗶𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝗲 𝗱𝗲́𝘃𝗲𝗹𝗼𝗽𝗽𝗲 𝗽𝗮𝘀. Autrice de +350 publications scientifiques, Suzette Delaloge a aussi été distinguée : • Chevalière de la Légion d’Honneur, • par le Prix de la prévention de L’Express, • par le Grand Prix de la Recherche Ruban Rose, • lauréate du Prix Jean Bernard de la Fondation pour la Recherche Médicale. Suzette Delaloge, c’est l’une des 4 femmes que j’ai présentées sur Instagram lors de mon partenariat avec la Fondation pour la Recherche Médicale. Aujourd’hui, je voulais aussi vous la présenter sur LinkedIn. Parce que ce sont des expertes comme elle qui font avancer la science. Et qui changent des vies, dès maintenant. Les vraies héroïnes ne portent pas toujours de cape. Mais elles sauvent des vies 🦸‍♀️
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À la fin de mon parcours en recherche académique, je suis devenue plus dure, plus tendue, moins patiente. Bref, je devenais quelqu’un que je n’aimais pas. La pression constante, la précarité, la compétition, la toxicité de certaines relations hiérarchiques… Si la recherche peut être un environnement extraordinaire, elle peut aussi, parfois, rendre fou. Ou rendre con. (oui, je le dis) Quand on évolue dans un climat de micromanagement, de mails agressifs et de pression permanente, on finit par intégrer ces codes. On devient plus sèche, moins bienveillante, plus impatiente avec ses étudiants. On est moins disponible pour leurs questions, on s’agace quand ils ne comprennent pas assez vite. On reproduit, sans le vouloir, ce qu’on a subi. Et c’est là que j’ai eu un déclic. 𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗹𝗮 𝘃𝗲𝗿𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗲𝗻𝗶𝗼𝗿 𝗱𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗺’𝗮𝘃𝗮𝗶𝘁 𝗳𝗮𝗶𝘁 𝘀𝗼𝘂𝗳𝗳𝗿𝗶𝗿 𝗲𝗻 𝗷𝘂𝗻𝗶𝗼𝗿. Dans ma carrière, j’ai eu : - des mentors toxiques, qui vous vident, - et un mentor exceptionnel, qui vous élève. (Benjamin Dewals , si tu passes par là ✨) Dans un environnement sain, on a envie de se lever le matin. On ose poser des questions. On progresse. Dans un environnement toxique, on survit. On se referme. On devient l’ombre de soi-même. Et parfois, pire : on commence à faire subir aux autres ce qu’on a subi. Je suis partie avant de devenir cette personne. La pression ne rend pas plus brillant. Elle rend plus dur. Et la dureté n’est pas du leadership. J’admire profondément les chercheurs et chercheuses qui arrivent à briser les cycles toxiques malgré ce qu’ils ont vécu. Et j’envie sincèrement ceux qui n’ont jamais eu à travailler sous des mentors destructeurs. La vraie question qu’on devrait poser dans la recherche n’est pas seulement : “Combien tu publies ?” 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 : “𝗤𝘂𝗲𝗹 𝘁𝘆𝗽𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗲𝗮𝗱𝗲𝗿 𝗲𝘀-𝘁𝘂 𝗲𝗻 𝘁𝗿𝗮𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 ?” Parce qu’une institution qui forme des scientifiques brillants mais des managers toxiques finit par se tirer une balle dans le pied.
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Depuis 5 ans, ma mission, c’est de lutter contre la désinformation. Alors aujourd’hui, je vous partage 3 techniques simples pour répondre à un ami qui partage une fake news. Spoiler : lui hurler “MAIS N’IMPORTE QUOI” ne fonctionne pas 😅 𝟭/ 𝗥𝗲𝘃𝗲𝗻𝗶𝗿 𝗮𝘂𝘅 𝗳𝗮𝗶𝘁𝘀 Quand on vous partage une vidéo complotiste sur “cette vérité qu’on nous cache !!”, posez des questions factuelles : - “Tu sais qui a publié ça ?” - “C’est quoi la source d’origine ?” - “Tu as d’autres sources, indépendantes, qui vont dans le même sens ?” 𝟮/ 𝗦𝘁𝗼𝗽𝗽𝗲𝗿 𝗹’𝗮𝘃𝗮𝗹𝗮𝗻𝗰𝗵𝗲 𝗱’𝗮𝗿𝗴𝘂𝗺𝗲𝗻𝘁𝘀 Les complotistes ont souvent des dizaines de “preuves”. Débitées à la suite, ça noie la discussion. L’objectif, ce n’est pas de répondre à tout. C’est de pouvoir transformer le monologue en discussion : - “Analysons le premier exemple pour voir s’il tient la route” - “On va reprendre les arguments un par un pour voir ce qu’il en est” 𝟯/ 𝗘𝗻𝘁𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗹’𝗲́𝗺𝗼𝘁𝗶𝗼𝗻 Si les fakes news marchent si bien, c’est qu’elles s’appuient sur nos émotions fortes (peur, colère). Vous pouvez valider l’émotion sans valider le contenu : “Je comprends que ça t’inquiète. Pour y voir clair, regardons les faits ensemble” Vous ne convaincrez peut-être pas votre ami en une discussion. Mais vous pouvez éviter l’escalade, préserver votre lien, et parfois semer un petit doute. Et honnêtement, c’est déjà énorme.
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Le 4ᵉ rapport du comité citoyen vient de sortir. Et il affirme que croire à une fake news en santé n’est ni une question d’intelligence, ni une question de niveau d’études. (le fameux “Ah non, moi jamais je tombe dans le piège !” qui n’a jamais immunisé personne) Cela arrive surtout lorsque l’on se sent seul, inquiet, éloigné du système de soins, méfiant envers les institutions, ou simplement perdu dans un flot d’informations contradictoires. Depuis 2019, la Délégation au numérique en santé (DNS) tire au sort 26 citoyens pour répondre à une question de fond pour l'avenir de notre santé. Cette année, le sujet était la désinformation en santé et j’ai fait partie des experts invités. L’une de leurs conclusions, c’est qu’elle ne peut pas être attribuée uniquement aux plateformes numériques. Les crises sanitaires récentes, la rapidité des évolutions scientifiques, certaines contradictions dans les messages publics, des erreurs de communication parfois… ont pu nourrir le doute. Alors, la priorité n’est pas de traquer toutes les fausses informations. Mais de rendre l’information en santé fiable, claire et accessible, beaucoup plus visible. Parce que “la désinformation vient à nous ; l'information fiable, nous devons aller la chercher”. Voici 3 des pistes proposées : 𝟭/ 𝗔𝗹𝗹𝗲𝗿 𝗰𝗵𝗲𝗿𝗰𝗵𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝘀 𝗹𝗮̀ 𝗼𝘂̀ 𝗶𝗹𝘀 𝘀'𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲́𝗷𝗮̀ → L'information fiable doit emprunter les mêmes canaux que la désinformation pour avoir une chance de la contrebalancer. 𝟮/ 𝗚𝗮𝗿𝗮𝗻𝘁𝗶𝗿 𝗹'𝗮𝗰𝗰𝗲𝘀𝘀𝗶𝗯𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗹'𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮̀ 𝘁𝗼𝘂𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝘀 → Le tout-numérique, le tout-écrit ou les formats complexes excluent une partie de la population. 𝟯/ 𝗠𝗼𝗯𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗼𝗶𝘅 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗿 𝗹'𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 → Un message est mieux reçu quand il vient de quelqu'un en qui on a confiance, plutôt que d'une institution (et je suis citée aux côtés de Hugo Décrypte et Teddy Riner 😍) Depuis 5 ans, je me bats contre la désinformation en santé. Et ce rapport me conforte dans une conviction : on ne gagnera pas seul. Ni moi, ni vous, ni les institutions, ni les plateformes. On gagne en rendant l'information fiable visible, accessible et humaine. On gagne en agissant tous ensemble.
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J’écris la newsletter santé n°1 en France, mais : - Mon compte Instagram (268 000 abonnés) a déjà été bloqué par la plateforme. - Il a aussi été signalé en masse par des communautés complotistes. - Les algorithmes mettent moins en avant les contenus nuancés et sourcés que les contenus clivants. - J’ai encore du mal à toucher les publics qui auraient le plus besoin de contenus fiables contre la désinformation. - Certains sujets me prennent des mois, voire ne sortent pas, parce que je veux collaborer avec les bons experts et qu’ils manquent de temps. - Le grand public se méfie souvent des injonctions, même si elles reposent sur des recherches scientifiques. On me dit souvent “Ça marche pour toi”, “T’as une belle audience !”, “Ton audience t’écoute”. Et c’est vrai, je suis très reconnaissante d’avoir une communauté aussi engagée. Mais comme beaucoup de scientifiques qui luttent contre la désinformation, je me heurte à des obstacles tous les jours : les aléas des algorithmes, les actions menées par certaines communautés et un grand public noyé sous les informations. Pour autant, je ne regrette pas d’avoir quitté mon job bien payé aux États-Unis pour me consacrer à plein temps à la vulgarisation scientifique. Parce que c’est exactement ça ma mission : rendre la science accessible pour ne pas laisser le terrain à la désinformation. Et je compte bien encore occuper le terrain cette année, avec un maximum de scientifiques. Alors aujourd’hui, je vous propose de mentionner en commentaire vos scientifiques et vulgarisateurs préférés, pour leur donner de la visibilité et permettre à plus de monde de les découvrir 👇
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Les maladies cardio-vasculaires tuent 200 femmes/jour en France. Pourtant, 8 accidents cardio-vasculaires sur 10 sont évitables avec une information, une éducation à la santé et un dépistage dédié. 𝗖𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗠𝗼𝘂𝗻𝗶𝗲𝗿-𝗩𝗲́𝗵𝗶𝗲𝗿 𝗮 𝗱𝗲́𝗱𝗶𝗲́ 𝘀𝗮 𝘃𝗶𝗲 𝗮𝘂 𝗰œ𝘂𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀. Diplômée de médecine en 1991, elle se spécialise en cardiologie et découvre rapidement son intérêt pour les maladies cardiovasculaires chez les femmes. En 2005, elle devient cheffe du service de médecine vasculaire et hypertension artérielle à l'Institut cœur poumon du CHU de Lille. Elle y lance en 2013 le parcours de soins coordonné « Cœur-Artères-Femmes ». En 2015 et pendant 4 ans, elle préside la Fédération française de cardiologie. En 2017, elle est nommée chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur. En 2019, elle remporte le Prix Jean Bernard 2019 de la FRM pour son engagement dans la santé des femmes. Elle publie aussi un livre : « Mon combat pour le coeur des femmes ». En 2020, elle fonde la fondation Agir pour le cœur des femmes, dédiée à la prévention, au dépistage et à la prise en charge des maladies cardiovasculaires chez les femmes. Je suis profondément admirative devant son combat. Claire Mounier-Vehier, c’est l’une des 4 femmes que j’ai eu la chance de présenter sur Instagram lors de mon partenariat avec la Fondation pour la Recherche Médicale. Aujourd’hui, je voulais aussi vous la présenter sur LinkedIn. Parce que ce sont des expertes comme elle qui font avancer la science. Et qui changent des vies, dès maintenant. 𝗟𝗲𝘀 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗲𝘀 𝗵𝗲́𝗿𝗼𝗶̈𝗻𝗲𝘀 𝗻𝗲 𝗽𝗼𝗿𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘁𝗼𝘂𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗽𝗲. 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗮𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗲𝘀 🦸‍♀️
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Je suis vétérinaire, docteur en virologie/immunologie, j’ai 13 ans d’expérience dans la recherche. Mais pour Michel, je ne suis pas une scientifique. Et des commentaires comme ça, j’en reçois toutes les semaines : - ils me décrédibilisent, - ils me renvoient à mon physique, - ils présument de mon manque d’intelligence. D’après une enquête de l’IPSOS, 84 % des victimes de cyberviolences sont des femmes. 𝗘𝘁 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗴𝗿𝗮𝘃𝗲. À force de recevoir ce genre de commentaires, certaines préfèrent ne plus s’exposer pour se protéger. D’autres n’osent pas se lancer et partager leurs expertises en ligne parce qu’elles ont peur des haters. Vous le voyez venir le cercle vicieux ? 𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗱𝗶𝘀𝗽𝗮𝗿𝗮𝗶𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗲𝘀𝗽𝗮𝗰𝗲𝘀 𝘃𝗶𝘀𝗶𝗯𝗹𝗲𝘀, 𝗹𝗲 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲 𝗲𝘀𝘁 𝘁𝗲𝗿𝗿𝗶𝗯𝗹𝗲 : 𝗼𝗻 𝗻𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗼𝗶𝘁 𝗽𝗮𝘀, 𝗱𝗼𝗻𝗰 𝗼𝗻 𝗮 𝗹’𝗶𝗺𝗽𝗿𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗾𝘂’𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗻’𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀. Ma mission, c’est de rendre la science compréhensible et de lutter contre la désinformation. Mais je le fais aussi pour que les plus jeunes voient des femmes faire des sciences. 𝗝𝗲 𝘃𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗽𝘂𝗶𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲 𝗱𝗶𝗿𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶. Et que leurs parents leur demandent si, quand elles seront grandes, elles voudront travailler dans un laboratoire avec un microscope ? On ne manque pas de femmes compétentes en science. On manque de femmes qu’on laisse s’exprimer.
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En avril dernier, Imran Ahmed a enregistré une vidéo de remerciement pour les abonnés de ma newsletter. Aujourd'hui, il se bat pour ne pas être expulsé des États-Unis. En avril 2025, j'ai reversé 10 % des bénéfices 2024 de la newsletter Au Microb'scope au Center for Countering Digital Hate (CCDH). Une organisation qui lutte contre : - la désinformation en ligne, - l'antisémitisme sur les réseaux sociaux, - les contenus dangereux pour les enfants. Imran Ahmed, son CEO britannique, nous avait enregistré un message de remerciement, en français, pour vous, les abonnés qui avez rendu ce don possible. 🧡 𝗙𝗶𝗻 𝗱𝗲́𝗰𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟱, 𝗹'𝗮𝗱𝗺𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗧𝗿𝘂𝗺𝗽 𝗮 𝘁𝗲𝗻𝘁𝗲́ 𝗱𝗲 𝗹𝗲 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗲𝘅𝗽𝘂𝗹𝘀𝗲𝗿. Le motif officiel ? "Censure" En vérité, son organisation dérange les géants de la tech. Et notamment Elon Musk. Le CCDH a publié des rapports sur : - la montée des discours de haine sur X (ex-Twitter) depuis le rachat par Musk, - les "Disinformation Dozen", les 12 plus gros diffuseurs de fake news anti-vaccins, - les contenus pro-anorexie et d'automutilation ciblant les ados. Résultat ? Elon Musk a poursuivi le CCDH en justice. Et a perdu. 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗧𝗿𝘂𝗺𝗽 𝗮 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝗱𝗲́ 𝗱𝗲 𝘀'𝗲𝗻 𝗺𝗲̂𝗹𝗲𝗿. Imran Ahmed est résident permanent aux États-Unis. Sa femme et sa fille sont américaines. Et au lieu de passer Noël en famille, il a dû se battre devant un tribunal pour éviter d'être arraché à sa vie, sa famille, son travail. Un juge fédéral a temporairement bloqué la déportation. Mais le message est limpide : si vous luttez contre les fake news et que vous gênez les milliardaires, vous devenez une cible. 𝗖𝗲 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻 𝗰𝗮𝘀 𝗶𝘀𝗼𝗹𝗲́. C'est une stratégie : faire taire ceux qui documentent, qui alertent, qui dérangent pour pouvoir propager tranquillement la désinformation. C'est scandaleux. C'est injuste. Et ça montre à quel point certains politiques sont prêts à tout pour protéger leurs intérêts. Alors cette année, j'ai pris deux décisions : ✔️ Reverser 10 % des bénéfices à Stand Up for Science ✔️ Mettre en place un don mensuel de 50 $ au CCDH Parce qu'on ne lâche rien. Parce qu'ils comptent sur notre silence. Et parce que chaque soutien compte. 𝗟𝗮 𝗹𝘂𝘁𝘁𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝘀𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗮𝘁 𝗮𝗻𝗻𝗲𝘅𝗲. 𝗖'𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻 𝗰𝗼𝗺𝗯𝗮𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗲.
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La personne qui a rendu mon dernier postdoc invivable après l’annonce de ma grossesse était une femme. Il y a quelque chose de profondément inconfortable à écrire ça. Mais quand elle l’a appris, l’atmosphère a changé immédiatement : micromanagement, mails agressifs, pression permanente… Comme si ma grossesse était une trahison personnelle. Longtemps, je n’ai pas compris. Je pensais naïvement que les femmes entre elles seraient solidaires sur ces sujets. 𝗤𝘂𝗲 𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗾𝘂𝗶 𝗮𝘃𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘁𝗿𝗮𝘃𝗲𝗿𝘀𝗲́ 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗲̂𝗺𝗲𝘀 𝗼𝗯𝘀𝘁𝗮𝗰𝗹𝗲𝘀 𝘀𝗲𝗿𝗮𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗿𝗲́𝗵𝗲𝗻𝘀𝗶𝘃𝗲𝘀. Mais avec le recul, je me demande : → Quand on a soi-même dû survivre dans un système difficile, est-ce qu’on finit par en devenir le relais ? → Quand on a souffert pour “tenir”, est-ce qu’on attend inconsciemment des autres qu’elles fassent pareil ? “Moi j’ai galéré et j’ai survécu, alors pourquoi elle aurait un traitement différent ?” Les environnements compétitifs et précaires peuvent créer des mécanismes de défense : - se durcir, - exiger plus que nécessaire, - confondre exigence et hostilité, - et parfois, reproduire ce qu’on a subi. 𝗖𝗲 𝗽𝗼𝘀𝘁 𝗻’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗮̀ 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗼𝗽𝗽𝗼𝘀𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀. Il est là pour poser une question sur le leadership scientifique : → Est-ce qu’on reproduit les modèles qu’on a endurés ou est-ce qu’on peut choisir consciemment d’en créer de nouveaux ? Mon objectif, ce n’est pas d’avoir souffert comme les autres. C’est d’éviter que les suivantes souffrent autant.
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Aujourd’hui, c’est la journée de sensibilisation au papillomavirus. 80 % des hommes et des femmes sexuellement actifs rencontreront un HPV au moins 1x dans leur vie. Il existe 200 types de HPV : 40 se transmettent par contact sexuel et 14 peuvent causer un cancer. Et pas seulement chez la femme ou au niveau du col de l’utérus : - Ils peuvent aussi être responsables de cancers dans d’autres zones, comme la vulve ou la gorge. - Et ce qu’on dit moins, c’est qu’ils peuvent aussi causer des cancers chez l’homme. 𝗔𝗹𝗼𝗿𝘀, 𝘃𝗼𝗶𝗰𝗶 𝟳 𝗶𝗻𝗳𝗼𝘀 𝗮̀ 𝘀𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗛𝗣𝗩 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗺𝗶𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗮𝗰𝘁𝘀 𝘀𝗲𝘅𝘂𝗲𝗹𝘀 : 1/ Le pic d’infection par les HPV se situe autour de 20-25 ans. 2/ La plupart du temps, il n’y a pas de symptôme. 3/ Dans 9 cas sur 10, le corps élimine le virus tout seul en un an ou deux, grâce au système immunitaire. 4/ On peut avoir été porteur ou porteuse d’un HPV à haut risque sans le savoir et sans jamais développer de problème de santé. 5/ On ne peut pas savoir à l’avance qui arrivera à éliminer le virus. 6/ Si vous avez attrapé un HPV “à haut risque” et que l’infection persiste dans le temps, vous pouvez développer à terme des lésions précancéreuses, voire un cancer. 7/ On peut prévenir la majorité des cancers liés au HPV grâce à la vaccination. Elle est recommandée chez les filles ET les garçons de 11 à 14 ans. Pour savoir pourquoi à cet âge, si on peut se faire vacciner après et tout comprendre aux HPV, retrouvez l’édition n°35 de la newsletter au Microb’scope : le lien est en commentaire 👇
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Quand j’ai parlé du choc toxique, on m’a dit “Facile ! Pour l’éviter, il suffit de porter des culottes de règles.” En effet, il n’y a pas eu de cas de choc toxique lié aux culottes de règles (ou aux protections externes). Mais je suis surtout pour que chacune puisse choisir ce qui lui convient le mieux : tampon, cup, culotte de règles... l'important, c'est de savoir comment les utiliser correctement. Parce que non, la culotte de règles n'est pas une solution miracle. Mal lavée, elle peut devenir un vrai nid à bactéries. 🦠 Alors voici 3 conseils pour bien laver ses culottes de règles : 1/ Rincer à l’eau froide après usage jusqu’à ce que l’eau soit claire. 💡 Ne pas utiliser d’eau chaude, ça fixe le sang ! 2/ Laver en machine à 40°C, sans adoucissant, en cycle standard. 3/ Sécher à l’air libre (sauf si le fabricant autorise le sèche-linge). Et si vous vous demandez ce que vient faire ce sujet sur LinkedIn… 1 utilisateur LinkedIn sur 2 est une utilisatrice. Il y a donc fort à parier que ce sujet peut lui être utile ! Messieurs, vous pourrez même vous assurer ce soir en rentrant à la maison que votre fille suit bien les recommandations de ses protections hygiéniques. (pour éviter le choc toxique ou les bactéries avec une culotte mal lavée 👀) Mon travail, ce n'est pas juste de parler de virus. C'est aussi de rendre accessibles des infos santé utiles au quotidien. Même (et surtout !) celles dont on ne parle pas assez.
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Une abonnée m’a demandé pourquoi le sujet sur les PFAS dans les poêles n’était pas encore sorti, alors que j’en parle depuis plus d’un an. Ce qu’on ne voit pas quand on me voit faire des vidéos déguisée sur Instagram, c’est que faire la recherche biblio prend du temps. Chaque édition me prend entre 40 et 60h de travail. Au départ, j’ai “juste” plusieurs centaines de pages d’études, de rapports et de données compilées. À la fin, je vous envoie une newsletter qui traite le sujet à fond, de manière compréhensible, même si vous partez de zéro. Et parfois, je ne peux pas traiter un sujet seule. Je suis docteur en Virologie/Immunologie, alors quand je dois parler de PFAS dans les poêles, je travaille avec un autre expert. Sauf qu’avant d’arriver dans votre boîte mail, il faut : ⤷  ajouter le sujet à ma (longue) liste, ⤷  trouver le bon expert, ⤷  lui proposer une collaboration, ⤷  attendre qu’il ait du temps, ⤷  caler ça dans nos agendas, ⤷  creuser le sujet ensemble, ⤷  transformer le tout en explications claires, ⤷  rédiger, ⤷  relire, ⤷  puis (enfin !) envoyer. Alors oui, je réponds beaucoup moins vite que ChatGPT. Mais ce temps, c’est le prix d’un travail fiable, sourcé et juste. En 2026, vous pourrez notamment lire les sujets sur : - les poêles et casseroles, avec Thibault Fiolet , - le microbiote intestinal, avec Le French Gut - le microbiote français, - les moustiques, avec l’Anses (prévue pour cet été mais je travaille déjà dessus !), - l’endométriose, avec Dr Marina Kvaskoff, - l’aluminium dans les déos, avec Marie Dehlinger ֎ Communication scientifique cosmétique, - la ménopause et périménopause, avec Krystel Nyangoh Timoh, - les planches à découper, avec Thibault à nouveau. Certains sujets sortent ce mois-ci, d’autres en décembre. Je comprends qu’attendre de voir “son” sujet traité peut être frustrant. Mais ce n’est jamais par manque d’envie. C’est parce que je veux le faire bien, avec les bonnes personnes. Et ça prend du temps. L’objectif n’est pas d’être la plus rapide, mais que vous puissiez lire un dossier et vous dire : “Ok, maintenant je comprends.”
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Quand j’ai eu mon deuxième enfant, j’ai senti que “Parce que t’as des enfants, ta carrière est foutue.” J’ai eu 3 enfants pendant ma carrière académique. Un en thèse, un en premier postdoc, un en deuxième postdoc. Pour le premier, tout s’est bien passé. Je travaillais, je publiais, j’avançais… à tel point que j’étais encore au laboratoire le jour où j’ai accouché. Je ne raconte pas ça comme un exploit, avec le recul, ce n’est même pas sain. Mais ça montre combien j’étais investie dans mes recherches. Puis est arrivé le premier postdoc aux USA. Et là, le discours a changé. “Tu vas devoir faire des choix.” “La carrière académique est très exigeante.” “Avec des enfants…” Avec des enfants, quoi ? Je serai moins ambitieuse, moins brillante, moins fiable, moins productive ? Au deuxième postdoc, j’ai compris que ce n’était pas juste une impression isolée. 𝗟𝗮 𝗽𝗮𝗿𝗲𝗻𝘁𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘃𝗲𝗻𝗮𝗶𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝘃𝗮𝗿𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲, 𝘂𝗻 𝗳𝗮𝗰𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗿𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲. Je n’ai jamais arrêté de travailler. Je n’ai jamais cessé d’aimer la recherche. Je n’ai jamais décidé que mes enfants remplaçaient mon ambition. Mais on m’a clairement fait sentir que, pour le système, c’était l’un ou l’autre. Et ensuite, on s’étonne qu’il y ait si peu de femmes professeures. On parle de “pipeline qui fuit”. Mais quand on répète aux jeunes chercheuses qu’elles devront choisir, ce n’est pas elles qui fuient. C’est le système qui les pousse dehors. La vraie question n’est pas : “Peut-on faire de la science avec trois enfants ?” La vraie question est : 𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝘁𝗲𝗿𝗻𝗶𝘁𝗲́ 𝗲𝘀𝘁-𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗽𝗲𝗿𝗰̧𝘂𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝘂𝗻𝗲 𝗳𝗮𝘂𝘁𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹𝗹𝗲, 𝗶𝗻𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝘁𝗶𝗯𝗹𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗹’𝗲𝘅𝗰𝗲𝗹𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗮𝗰𝗮𝗱𝗲́𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 ? Je n’ai pas quitté la science parce que j’ai eu des enfants. J’ai quitté un système qui m’a fait comprendre que je n’avais plus tout à fait ma place. Et tant qu’on n’affrontera pas ce non-dit, on continuera à perdre des chercheuses brillantes.
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La semaine dernière, j’ai entendu une personne dire : “Le vaccin, ça sert à rien, j’ai quand même chopé la grippe cette année !” 𝗦𝗮𝘂𝗳 𝗾𝘂𝗲 𝗿𝗶𝗲𝗻 𝗾𝘂’𝗲𝗻 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗹𝗲 𝘃𝗮𝗰𝗰𝗶𝗻 𝗽𝗲𝗿𝗺𝗲𝘁 𝗱’𝗲́𝘃𝗶𝘁𝗲𝗿 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗿𝗼𝗻 𝟮 𝟬𝟬𝟬 𝗱𝗲́𝗰𝗲̀𝘀/𝗮𝗻. Alors aujourd’hui, il me semble essentiel de clarifier 3 points sur le vaccin de la grippe pour ne pas tirer les mauvaises conclusions : 𝟭/ 𝗜𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘁𝗲́𝗴𝗲́ Après le vaccin, il faut environ 2 semaines après le vaccin pour développer une immunité complète. Pas de bol, si vous croisez le virus juste avant, ou juste après la vaccination, vous pouvez quand même tomber malade. Cependant, plus vous vous faites vacciner tôt, plus vous mettez toutes les chances de votre côté (la campagne de vaccination commence généralement mi-octobre). 𝟮/ 𝗟𝗲 𝘃𝗮𝗰𝗰𝗶𝗻 𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗽𝗮𝘀 𝗶𝗻𝘃𝗶𝗻𝗰𝗶𝗯𝗹𝗲 Chaque année, le vaccin est formulé à partir des prédictions sur les souches qui vont circuler. Elles sont faites par l’OMS l’hiver précédent grâce aux données enregistrées. Alors parfois, il peut y avoir un décalage entre le vaccin et le virus qui circule. Par exemple, quand le vaccin a été fabriqué l’année dernière, le variant K n’existait pas. En plus, aucun vaccin n’est jamais efficace à 100 % chez tout le monde. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne sert à rien. L’objectif du vaccin, c’est aussi de réduire le risque de développer des formes graves. Peut-être que sans le vaccin, vous auriez fini hospitalisé. 𝟯/ 𝗗𝗲𝘀 𝗳𝗼𝗶𝘀, 𝗰’𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗹𝗮 𝗴𝗿𝗶𝗽𝗽𝗲 Un état grippal ne veut pas dire que vous avez la grippe. Des fois, c’est un autre virus, avec les mêmes symptômes. Pour en avoir le cœur net, vous pouvez vous faire tester. Si je vous parle du vaccin contre la grippe aujourd’hui, c’est que l’hiver dernier, chez les personnes de 65 ans et plus (soit, une catégorie de personnes à risque), la couverture vaccinale n’était que d’environ 53 %. C’est peu. Alors, si comme vous entendez quelqu’un dire : “Le vaccin, ça ne sert à rien, j’ai été malade”, vous pouvez lui partager ce post pour lui éviter une confusion très fréquente. ⤷ “J’ai été malade quand même” ne veut PAS dire “le vaccin est inutile”. C’est tous ensemble qu’on peut se protéger 💙 PS : cette année, la campagne de vaccination a été prolongée jusqu’au 28 février
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Oceane Sorel DVM, PhD

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Je vois de plus en plus de marques de compléments alimentaires 𝗽𝗮𝘆𝗲𝗿 des créateurs santé pour poster du contenu "éducatif". Aucun produit n’est mentionné. Par contre, le créateur est payé par la marque pour en parler. Et moi, je me demande sincèrement si c’est encore de l’info. Par exemple, une marque te propose de faire un post sur "comment mieux dormir" ou "renforcer son immunité en hiver". Il n’y a aucune mention du produit, c’est juste de l'information. Le deal ? Ce contenu attire du monde sur le compte de la marque. Les gens viennent pour l'info... et se retrouvent exposés aux produits vendus par cette marque. 𝗘𝘁 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮̀ 𝗾𝘂𝗲 ç𝗮 𝗰𝗼𝗶𝗻𝗰𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗺𝗼𝗶. Parce que la plupart du temps, ces produits n'ont pas de preuves scientifiques solides d'efficacité. Techniquement, le créateur n'a rien vendu. Il peut dire "j'ai juste informé". Mais dans les faits : - Il a attiré du trafic vers une marque qui vend des produits dont les bénéfices ne sont pas démontrés. - Son nom, sa crédibilité servent à légitimer cette marque. - L'audience ne voit pas le lien commercial. 𝗝𝗲 𝗻𝗲 𝗷𝘂𝗴𝗲 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲. Peut-être que certains créateurs pensent sincèrement qu'informer, même pour une marque, ça reste neutre. 𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗷𝗲 𝗺𝗲 𝗱𝗲𝗺𝗮𝗻𝗱𝗲 : 𝗲𝘀𝘁-𝗰𝗲 𝗾𝘂'𝗼𝗻 𝗽𝗲𝘂𝘁 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗲́𝗽𝗮𝗿𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗲𝗻𝘂 𝗱𝗲 𝗰𝗲 𝗾𝘂'𝗶𝗹 𝘀𝗲𝗿𝘁 𝗮̀ 𝘃𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 ? Personnellement, je refuse ce genre de collaborations, parce que je ne veux pas qu'il y ait d'ambiguïté dans la tête des gens. Je ne veux pas qu'on imagine que je cautionne ce genre de produits, même indirectement. Je m'impose cette ligne pour rester cohérente avec ce que je défends : une information fiable, sourcée, sans conflits d'intérêts. Ma crédibilité est mon atout le plus précieux. Une fois perdue, la confiance du public ne revient pas. Je suis curieuse, vous en pensez quoi vous ?
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Oceane Sorel DVM, PhD

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Dans ma dernière newsletter sur la grippe, j'ai utilisé les termes "antigenic drift" et "antigenic shift". Pourtant, il y a 4 ans, j’aurais eu peur d’employer ces mots. Je les aurais jugés trop compliqués, pas assez accessibles pour le grand public. 𝗦𝗮𝘂𝗳 𝗾𝘂𝗲 𝘃𝘂𝗹𝗴𝗮𝗿𝗶𝘀𝗲𝗿, 𝗰𝗲 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗿𝗲𝗺𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗿𝗮𝗶𝘀 𝗺𝗼𝘁𝘀 𝗽𝗮𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗺𝗼𝘁𝘀 "𝗺𝗶𝗴𝗻𝗼𝗻𝘀". 𝗖'𝗲𝘀𝘁 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝘃𝗿𝗮𝗶𝘀 𝗺𝗼𝘁𝘀. Pas parce que j'aime les mots compliqués, qui donnent l’air savant. Mais parce que ce sont les bons mots. Alors, je les ai expliqués avec des métaphores, des dessins, des exemples concrets. 𝗩𝘂𝗹𝗴𝗮𝗿𝗶𝘀𝗲𝗿 𝗻𝗲 𝘃𝗲𝘂𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗶𝗿𝗲 𝗶𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲𝗿 (𝗺𝗲̂𝗺𝗲 𝗾𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗷𝗲 𝗹𝗶𝘀 𝘀𝘂𝗿 𝗟𝗶𝗻𝗸𝗲𝗱𝗜𝗻 𝗾𝘂’𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗽𝗮𝗿𝗹𝗲𝗿 𝗮̀ 𝘀𝗼𝗻 𝗮𝘂𝗱𝗶𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗮̀ 𝘂𝗻 𝗲𝗻𝗳𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝟱 𝗮𝗻𝘀). Ça veut dire rendre accessible, donner les clés pour comprendre et faire confiance à l'intelligence des gens. Vous n'avez pas besoin d'un doctorat pour comprendre l'antigenic drift. Vous avez juste besoin qu'on vous l'explique correctement. Arrêtons de croire qu'il faut tout simplifier à outrance pour être compris. Les gens sont capables de comprendre des concepts complexes. À 𝗰𝗼𝗻𝗱𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗾𝘂'𝗼𝗻 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗻𝗲 𝗹𝗲 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗹𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗽𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲𝗿.
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Oceane Sorel DVM, PhD

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Alors que le gouvernement Trump attaque chaque jour la santé publique, la Californie lance un projet qui redonne de l'espoir. Et qui devrait inspirer la France. Mi-décembre, la Californie a lancé PHNIX : → Un réseau d'innovation en santé publique pour contrer le sabotage du gouvernement Trump. Avec au programme : - 2 ex-directrices du CDC virées par RFK Jr - Katelyn Jetelina , épidémiologiste et créatrice de la newsletter "Your Local Epidemiologist" 𝗘𝘁 𝗰'𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗮̀ 𝗾𝘂𝗲 ç𝗮 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝗯𝗿𝗶𝗹𝗹𝗮𝗻𝘁. Katelyn ne vient pas juste donner des données. Elle vient pour aider à communiquer la science au public. Son projet, "Project Stethoscope", va écouter les vraies questions des Californiens sur les réseaux sociaux et y répondre de manière claire et accessible. 𝗣𝗮𝗿𝗰𝗲 𝗾𝘂'𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗹𝗲𝘀 𝗺𝗲𝗶𝗹𝗹𝗲𝘂𝗿𝗲𝘀 𝗱𝗼𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗶𝗲𝗻𝘁𝗶𝗳𝗶𝗾𝘂𝗲𝘀 𝗻𝗲 𝘀𝗲𝗿𝘁 𝘀𝘁𝗿𝗶𝗰𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗮̀ 𝗿𝗶𝗲𝗻 𝘀𝗶 𝗲𝗹𝗹𝗲𝘀 𝗿𝗲𝘀𝘁𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗿𝗮𝗽𝗽𝗼𝗿𝘁𝘀 𝗾𝘂𝗲 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲 𝗻𝗲 𝗹𝗶𝘁. Pour que la santé publique fonctionne, il ne suffit pas d'avoir des experts. Il faut aussi des traducteurs. Des gens capables de transformer "les données montrent une corrélation statistiquement significative entre X et Y" en "voilà ce que ça change concrètement pour vous et vos enfants". 𝗘𝗻 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗲, 𝗼𝗻 𝗲𝗻 𝗲𝘀𝘁 𝗹𝗼𝗶𝗻. Les agences de santé publique (HAS, ANSES, Santé Publique France) produisent d'excellents rapports. Mais souvent techniques, longs, difficilement accessibles au grand public. Résultat, le vide est comblé par les influenceurs wellness, les vendeurs de compléments miracles et les fake news qui circulent bien plus vite que les vraies infos. On devrait s'inspirer de la Californie : ✔️ Intégrer des vulgarisateurs scientifiques directement dans les agences de santé ✔️ Écouter les vraies questions du public (pas juste publier des communiqués) ✔️ Répondre là où les gens sont : sur les réseaux, dans les newsletters, de manière claire 𝗟𝗮 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗻'𝗲𝘀𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝘂𝗻 "𝗯𝗼𝗻𝘂𝘀". 𝗖'𝗲𝘀𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗽𝗮𝗿𝘁𝗶𝗲 𝗲𝘀𝘀𝗲𝗻𝘁𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝘀𝗮𝗻𝘁𝗲́ 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗾𝘂𝗲. Vous en pensez quoi ?
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La grippe de l’hiver dernier a été l’une des plus fortes de ces 15 dernières années. Et cet hiver, un nouveau nom tourne partout : le variant K. Forcément, on a l’impression qu’on ne va jamais s’en sortir et que chaque saison est pire que la précédente. Surtout quand on est bombardé d’articles aux titres inquiétants 😰 Dans ce carrousel, on fait le point sur le variant K : - Est-ce qu’il est plus dangereux que les autres formes de grippe ? - Est-ce qu’il faut continuer de se vacciner chaque hiver contre la grippe ? - D’ailleurs, il y a une grippe ou des grippes ? Et si vous connaissez quelqu’un d’inquiet face à la grippe, partagez-lui ce carrousel pour qu’il puisse mieux comprendre ce qu’il se passe ♻️
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Oceane Sorel DVM, PhD

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Il y a un mois, je vous teasais les sujets à venir dans la newsletter. Aujourd’hui, je fais appel à vous 📣 J'ai une longue liste de sujets que vous me demandez régulièrement. Mais pour les traiter avec la rigueur que vous attendez ET que je m'impose, j'ai besoin de travailler avec des scientifiques dont c'est le domaine d'expertise. Alors, voici les sujets en attente des “bons experts” : - l’homéopathie, - le collagène, - l’allaitement, - l’eau du robinet, - les OGM, - les additifs alimentaires, - les microplastiques dans l’alimentation, - les huiles essentielles, - le Lyme chronique, - le rouge à lèvres ingéré au fil du temps, - le SIBO, - la candidose, - le sommeil, - les filtres à eau, - l’acné, - le SOPK. Oui, la liste est longue 😅 Si vous connaissez un expert ou une experte dont c'est le sujet de recherche, taggez-le/la en commentaire. Et si vous êtes vous-même spécialiste d'un de ces sujets, manifestez-vous aussi ! Merci d'avance pour vos recommandations. 🙏
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Oceane Sorel DVM, PhD

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C'est l'une des questions qu'on me pose le plus depuis la création de The French Virologist : “Est-ce que je dois jeter mes poêles antiadhésives ?!” Et faut dire que c’est un sujet qui a fait couler beaucoup d’encre (ou plutôt, de caméras de téléphone pour les Reels Instagram 😅) ces dernières années. Clairement, personne n’a envie d’avaler du microplastique ou de s’intoxiquer en se faisant cuire un œuf ! En février, j’ai enfin pu étudier la question aux côtés de Thibault Fiolet. Je vous explique comment savoir si vos poêles vous intoxiquent dans ce carrousel 👇
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Oceane Sorel DVM, PhD

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Merci David Mendes da Silva, PhD de m’avoir reçue sur ton podcast et d’avoir pu partager l’évolution de ma carrière professionnelle ☺️
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J’ai souvent lu que les tampons étaient responsables du choc toxique. Alors, comme souvent, je me suis demandé si c’était vrai et pourquoi on y croyait. J’ai découvert qu’à la fin des années 1970 et au début des années 1980, il y a eu une épidémie de choc toxique chez les femmes aux États-Unis. Des scientifiques ont cherché la cause. Et ils ont découvert 2 facteurs majeurs qui augmentent le risque de choc toxique : - le port prolongé d’un tampon (+ de 6h), - l’utilisation d’une protection plus absorbante que nécessaire (comme un tampon maxi alors que le flux est léger). Or, un fabricant de tampons avait lancé une marque avec des tampons révolutionnaires "super-méga-absorbants". Le coton traditionnel avait été remplacé par des fibres synthétiques capables d’absorber beaucoup plus de sang que des tampons classiques. Résultat, les tampons ont été portés plus longtemps (forcément, c’était leur job 😅) et/ou au mauvais moment. → Cela a provoqué un pic de cas de choc toxique, avec des décès. Le choc toxique menstruel est causé par une bactérie : le staphylocoque doré. Dans certaines conditions, cette bactérie peut produire une toxine, appelée TSST-1, qui est responsable du choc toxique. Or un tampon porté longtemps peut favoriser le développement de cette toxine (notamment par la stagnation du sang et la potentielle création de micros-lésions). Cette épidémie a ancré l'idée que "les tampons sont responsables des chocs toxiques". Mais ce qui cause vraiment des cas, c’est un usage inadapté (qui peut aussi arriver avec une cup ou autre protection interne).🩸 PS : c’était évidemment du ketchup 🤡 Découvrez comment limiter les risques liés au choc toxique dans l’édition n°51 de la newsletter Au Microb’scope (le lien est en commentaire)
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Oceane Sorel DVM, PhD

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Dans une étude publiée fin décembre, une équipe d’analystes a cartographié près de 500 000 tweets sur X pour comprendre qui parlait le plus de la dermatose nodulaire. Mais aussi quels sujets composaient ce débat et comment certains contenus étaient artificiellement amplifiés. Leurs résultats ont montré que la majorité des posts et interactions se faisait : - dans des communautés en ligne d’extrême droite, - dans des sphères souverainistes ; - dans des sphères complotistes. Autrement dit, dans des communautés qui poussent des narratifs anti-UE, anti-gouvernement, antivax… Le grand public, les médias et même les agriculteurs étaient largement en dehors du cœur du débat majoritaire. C’est un bon exemple pour montrer comment les émotions liées à certains sujets de société sont récupérées politiquement et 𝘂𝘁𝗶𝗹𝗶𝘀𝗲́𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗺𝗺𝗲 𝗹𝗲𝘃𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗮𝗺𝗽𝗹𝗶𝗳𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗹𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗲𝘅𝗶𝘀𝘁𝗮𝗻𝘁𝗲𝘀. Quand le débat est déformé ou détourné, on perd de vue les vrais enjeux : ici, une maladie animale grave et des décisions sanitaires complexes. 𝗢𝗻 𝗮𝗹𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗼𝗻𝗳𝘂𝘀𝗶𝗼𝗻, 𝗹𝗮 𝗺𝗲́𝗳𝗶𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗲𝘁 𝗽𝗮𝗿𝗳𝗼𝗶𝘀 𝗹𝗮 𝗱𝗲́𝘀𝗶𝗻𝗳𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻. C’est la même recette de désinformation que lors du Covid : - une maladie complexe, inconnue du grand public, - une réponse sanitaire pensée à l’échelle collective, - et une récupération politique qui plante une désinformation durable dans les cerveaux. Alors comment faire pour éviter que ça se reproduise ? Je vois 2 leviers pour limiter ce genre d’embrasement : ✓ une communication claire, accessible et pédagogique de la part des autorités et institutions dès le début de la crise, ✓ donner accès à chacun à des repères simples pour reconnaître les manipulations quand elles arrivent. C’est pour ça que chaque mois, avec Catherine Bertrand-Ferrandis, nous décryptons les fake news et leurs mécanismes dans l’édition gratuite de la newsletter. Pour vous abonner, le lien est en commentaire 👇
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🚨 Des laits infantiles rappelés dans plus de 60 pays. Deux décès signalés en France. Une toxine dont personne ne parlait il y a encore trois mois. Et une question qui revient en boucle chez les parents : 👉 “Est-ce que j’ai mis mon bébé en danger sans le savoir ?” Depuis fin novembre 2025, l’alerte autour de la céréulide secoue familles, pédiatres et industriels. On a vu passer beaucoup de titres anxiogènes. Peu d’explications claires. Alors j’ai fait ce que je fais toujours : - J’ai épluché les données scientifiques, - Les communiqués officiels, - Les avis d’agences sanitaires, - Les décisions de rappel pays par pays. Et j’ai synthétisé tout ça dans la nouvelle édition d’Au Microb’scope. ✔️ Ce que vous allez comprendre dans cette édition: - Ce qu’est réellement la toxine céréulide - Comment elle a pu se retrouver dans des millions de boîtes de lait - Pourquoi, une fois qu’elle est là… on ne peut (pratiquement) plus s’en débarrasser - Pourquoi le lait 1er âge est surtout concerné (moins le 2e, pas le 3e) - Pourquoi les laits bio ont été touchés aussi - Ce que l’on sait (et ce que l’on ne sait pas) sur les bébés hospitalisés - Pourquoi de nouveaux seuils ont été fixés en urgence : précaution ou preuves ? Et surtout : - Ce que vous devez faire concrètement si vous avez une boîte chez vous (vérification + conduite à tenir selon votre situation). 📩 Pour accéder à la synthèse complète + le guide pratique : lien en 1er commentaire 👇
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